Plan de developpement communal

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Introduction

I. CONTETE ET JUSTIFICATION Le Sénégal a engagé un processus de décentralisation avec des évolutions erratiques au gré des préoccupations des régimes politiques qui se sont succédé de la période coloniale en 1872 à l’avènement du Régime du Président Macky SALL en 2012. Durant toute cette période, la décentralisation sénégalaise a eu du mal à afficher des résultats à la hauteur des espoirs suscités, à cause des aspects institutionnel, politique et social, auxquels s’ajoute un manque de moyens financiers et humains. Ce pendant le processus a connu des évolutions importantes depuis 1996 et qui sont marquées, entre autres, par la régionalisation et le transfert de neuf domaines de compétences aux collectivités locales dont celle de la planification. Cette option politique de la décentralisation connait depuis 2013 une autre réforme majeure dénommée «Acte 3 de la décentralisation» qui s’inscrit dans la vision des pouvoirs publics d’avoir «des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable». Cette reforme s’adosse à l’option de territorialisation des politiques publiques pour bâtir le développement du Sénégal à partir des potentialités et dynamiques des territoires. Ainsi la loi 2013-10 du 28 décembre 2013 portant code général des collectivités, a permis la mise en place de collectivités locales d’égale dignité, compétitives et porteuses de développement et la création progressive de Pôles territoires. Ce même Code Général des Collectivités Locales en son article 3 stipule « les collectivités locales ont pour mission la conception, la programmation et la mise en œuvre des actions de développement économique, social et environnemental d’intérêt local ». L’année 2013 est aussi marquée par la conception et l’adoption d’un nouveau cadre de référence en matière de politique économique et social dénommé le Plan Sénégal Emergent (PSE) dont l’objectif est de faire du Sénégal un pays émergent en 2035 avec une société solidaire dans un Etat de droit. Le PSE, cadre de référence des politiques publiques, est formulé au moment où la communauté internationale s’est lancé de nouveaux défis et objectifs, en particulier l’Accord de Paris sur les Changements Climatiques (la COP21), l’Agenda 2030 sur les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) et le Nouvel Agenda Urbain (NAU) adopté lors du Sommet de Quito d’Octobre 2016 sur le développement urbain. Le projet de Promotion d’une Finance Novatrice et d’Adaptation Communautaire dans les

Communes autour des Réserves Naturelles Communautaires du Sénégal (PFNAC) s’intégrant dans cette dynamique d’évolution du cadre institutionnel et juridique de la décentralisation à travers l’Acte 3, a décidé d’appuyer la commune de Oudalaye en la dotant d’un Plan de Développement Communal (PDC). Le processus a été appuyé par le Comité Technique Régional (CTR) composé de l’Agence Régionale de Développement (ARD), le Service Régional de la Statistique et la Démographie (SRSD), le Service Régional d’Appui au Développement Local (SRADL), le Service Régional de la Planification (SRP) et le Service Régional de l’Aménagement du Territoire (SRAT). Ainsi, il s’agissait à travers la réalisation de ce document de relever plusieurs défis notamment l’ancrage aux politiques, objectifs et orientations définis au niveau national et international et la prise en compte des aspirations et priorités des populations locales. Pour se conformer aux politiques nationales, il était nécessaire de prendre en compte les orientations et axes du PSE dans la conception du document de planification. Aussi il a été intégré dans l’élaboration de cet important outil de planification les dimensions transversales comme le changement climatique dans un contexte marqué par la signature de l’accord universel sur le climat à la COP21, la nutrition, le genre et la migration.

II. OBJECTIFS

L’objectif général visé est de doter la commune un instrument stratégique comme moyen d’opérationnalisation de sa politique de développement local en articulation avec les axes prioritaires du PSE. De façon spécifique :  Etablir une situation de référence exhaustive sur les potentialités, les atouts et surtout les contraintes des différents secteurs aux fins de diagnostic précis du territoire communal ;  Définir les axes prioritaires de développement et décliner des objectifs stratégiques réalistes pour une meilleure atteinte des résultats escomptés ;  Elaborer un plan d’actions prioritaires, les mécanismes de suivi-évaluation de la mise en œuvre et la pérennisation des acquis pour un développement économique durable.

III. DEMARCHE METHODOLOGIQUE

Le processus de planification engagé (PFNAC-CTR et CT) suit une logique d’innovation dans une démarche participative et inclusive avec un système de collecte et d’exploitation autre avec comme extrant un modèle de document allégé qui repose sur la Gestion Axée sur

les Résultats (GAR). La préoccupation est d’assurer une meilleure appropriation du PDC par les populations, les élus et les partenaires pour plus de clairvoyance dans l’appui à sa mise en œuvre et son suivi. La méthodologie adoptée s’est déroulée en plusieurs phases et étapes itératives, toutes articulées autour du principe de l’approche participative. Phase préparatoire  Phase Diagnostic  Phase Planification  Restitution et Validation

3.1. Phase préparatoire

En tant que maître d’ouvrage la commune a marqué toute sa volonté de se doter d’un document de planification. Tout d’abord, le conseil a procédé à une délibération et le maire a pris un arrêté instituant une Commission de Planification Elargie (CPE) comprenant l’ensemble des catégories d’acteurs intéressés par le développement de la Commune et le Comité Technique Restreint (CTR) qui va piloter le processus. Ces activités préparatoires ont facilité la tenue d’un atelier de lancement sous la présence du maire, des Services techniques déconcentrés, des organisations communautaires de base (GPF, GIE, ASC, OP,….) des leaders d’opinion ainsi que des partenaires techniques et financiers (PTF) mais aussi et surtout des conseillers municipaux. Au cours de cet atelier le facilitateur a présenté la démarche méthodologique, le calendrier de travail, les rôles et responsabilités des principales parties prenantes du processus.

3.2. Phase diagnostic

08 zones ont été identifiées et 07 ateliers ont été organisés au niveau des zones. Ces ateliers ont permis de faire un diagnostic participatif pour une meilleure prise en compte des préoccupations des populations à la base. Ils ont permis aux populations de dégager les principales contraintes et les solutions envisageables au développement de la commune de Oudalaye mais aussi de faire une analyse des questions de changement climatique, de migration, de genre et de nutrition. Les résultats du diagnostic ont fait l’objet d’une restitution au niveau de la commune avec la Commission Elargie de Planification (CEP). Cette restitution a été une instance où les propositions concertées des acteurs ont été discutées et validées.

3.3. Phase planification

Cette phase est faite sur la base des résultats du diagnostic. Elle a consisté d’abord à stabiliser le cadre stratégique d’intervention de la commune pour les cinq prochaines années en se fondant sur l’analyse du contexte interne et externe. Une vision est déclinée, pour déboucher

des axes et orientations stratégiques ainsi que des lignes d’action en adéquation avec les trois piliers du Plan Sénégal Emergent qui est l’outil de référence de la politique économique et sociale de l’Etat du Sénégal. Et enfin, une priorisation, une programmation temporelle et une évaluation des coûts des actions sont faites.

3.4. Phase de Restitution et de Validation (Adoption et Approbation)

Dans cette phase, sur la base du rapport diagnostic et la planification validée et définie par le conseil municipal, il est procédé à l’élaboration du premier draft du PDC qui est soumis en premier lieu aux membres du CTR pour validation technique avant d’être restitué au niveau communautaire. Après discussion et observation l’ensemble des acteurs qui étaient présents à l’atelier ont validé les résultats du processus participatif de planification (éléments de diagnostics, objectifs, stratégies et actions) avant son adoption par le Conseil municipal. En effet après son adoption le document sera transmis à l’autorité administrative (le Sous-préfet) pour son approbation.

Partie 1 — Présentation générale de la commune

L’analyse du cadre physique de la commune de Oudalaye est réalisée sur différents points et notamment, sur sa situation géographique et administrative, son relief, son climat, sa température et pluviométrie, ses sols et sa végétation ainsi que son hydrographie et hydrologie.

I. Situation géographique et administrative

1.1. Situation géographique La commune de Oudalaye se trouvant dans l’arrondissement de Vélingara, qui est une subdivision administrative du département de Ranérou-Ferlo de la région de Matam. Elle s’étend sur la zone éco géographique du Ferlo et couvre une superficie de 11 292 Km² (SEMIS, 2012), soit 64% du département de Ranérou Ferlo et 1/20 du territoire national. Elle est limitée : – au nord par les communes de Ogo (Kanel) et Pété (département de Podor) ; – au Sud par la région de Tambacounda (communes de Kousanar et Malém Niani) ; – à l’est par la commune Ouro Sidy (département de kanel) ; – et à l’ouest par les communes de Lougré Thioly (nord), Barkédji (centre), Vélingara (sud). Graphe 01 : carte administrative de la commune de Oudalaye

1.2. Situation administrative La commune est issue de l’ancienne communauté rurale de Oudalaye (crée en 2002 par décret n° 2002-167 du 21/02/2002), suite à la réforme administrative de 2013 dénommée l’Acte 3 de la décentralisation portant la communalisation intégrale, la création du département comme ordre de collectivité locale et la suppression de la région en tant que entité administrative. Le chef lieu de la commune se trouve être dans le village de Loumbol Samba Abdou du fait que le marabout de Oudalaye avait préféré que l’administration locale soit transféré dans ce village. Le chef lieu de la commune est distant de 45km de Ranérou chef lieu du département,

de 140 km de Vélingara chef lieu de l’arrondissement et de 100 km de Matam chef lieu de la région.

II. Caractéristiques physiques, hydrographiques et climatologiques

2.2. Le relief et les sols

La commune de Oudalaye se caractérise sur le plan topographique par un relief relativement plat, parsemé de collines peu élevées et de bas plateaux ponctués en quelques endroits de dépressions. Les altitudes dépassent rarement 50 mètres à l’exception des accumulations dunaires importantes. Ces caractéristiques sont d’une grande importance pour le développement des activités silvo-pastorales dans la zone. Sur le plan pédologique, on y retrouve trois types de sols : – les sols Dior (le sangré) qui représentent 78% de la superficie de la commune sont des sols cuirassés gravillonnaires ou ferrugineux, ils sont très perméables avec une capacité de rétention très faible. Ils sont très pauvres et constituent une zone de prédilection d’élevage, ils sont fragiles et impropres aux cultures par contre, ils supportent quelques cultures locales à faibles rendements : petit mil souna, niébé, pastèques ; – les sols Deck-dior (le séno) constituant 16% de la superficie de la commune, marqués par la présence du guierasenegalensis. Ces types de sol sont constitues d’un mélange d’argile et de sable et se caractérisent par une bonne capacité de rétention et d’absorption des eaux. Ils ont connu une évolution négative suite au piétinement du bétail, aux travaux de labour et à la disparition du couvert végétal ; – et les sols latéritiques localisés principalement au niveau des collines (6%), ce sont des sols argileux hydro morphes avec une forte capacité de rétention en eau. 2.3. Le climat Le climat au niveau de la commune de Oudalaye est de type tropical sahélien au nord et soudano-sahélien au sud avec des amplitudes thermiques très élevées variant entre 37 et 48 degrés selon les saisons. Il est caractérisé par une longue saison sèche (9 mois) avec une prédominance de l’harmattan et une courte saison des pluies (3 mois au plus).

2.4. Les températures, les vents et la pluviométrie Le régime thermique est marqué par une période de hautes températures comprises entre le mois de Mars et Juin et caractérisée par de fortes chaleurs et une période de basses températures allant de Juillet à Février. La commune connaît trois (3) principales saisons : – une saison chaude et humide de juillet à octobre (hivernage) avec une pluviométrie dépassant rarement les 500 mm/an ; – une saison fraîche et sèche de Novembre à février ; – et une saison sèche et chaude de mars à juin. Les vents sont chauds et secs et soufflent toute l’année et pratiquement dans toutes les directions. Cependant, on note une dominance de l’harmattan caractérisé par les vents de sable venant de la Mauritanie au Nord.

2.5. La végétation et la faune

La végétation est clairsemée et subdivisée en deux parties : une strate arbustive et une strate arborée, avec des espèces utilisées comme fourrage pour le bétail. Le tapis herbacé est surtout composé de Zornia glochidiata, de Schoenfeldia gracilis, d’Andropogon pseudaprieus, de Pennisetum pedicellalum, d’Alisycarpus avolifolius et de Spermacoae stachydea. Ces graminées douces et légumineuses offrent une valeur qualitative appréciable aux pâturages. Malgré une relative densité des arbres, la biomasse ligneuse est importante avec des espèces comme la balanite aegyptiaca (soump), le boscia senegalensis (gommier), le zizyphus mauriciana (jujubier), l’acacia albida (kadd), l’acacia senegalensis (gommier) et l’acacia tortilis. La faune y est essentiellement composée d’outardes, de pintades, de framolins, de gazelles à flanc roux, d’autruches, de phacochères et de chacals, faisant de la CR une zone favorable aux activités de chasse.

2.6. Les ressources en eau

L’hydrographie est principalement constituée des eaux de surface et des eaux souterraines. Les eaux de surface sont constituées de mares, marigots et de vallées fossiles dont la principale, est la grande vallée du Ferlo qui avait fait l’objet d’un projet d’aménagement connu sous le nom de « VALLEES FOSSILES » qui à présent est suspendu. La présence de ces plans d’eaux représente un atout pour le développement de l’élevage. Ce pendant a cause de leur tarissement précoce ils sont exploités en saison des pluies pour l’abreuvement du

bétail et l’agriculture. Ces sources d’eau jouent un rôle important dans l’abreuvement du bétail et les usages domestiques. Toutefois, l’irrégularité des pluies ces dernières années n’est pas sans conséquence sur le bon comportement de ces eaux de surface. Les eaux souterraines sont constituées de la nappe phréatique captée par les puits de profondeur variant entre 50 et 80 m et de la nappe maestrichtienne situé à 322 m de profondeur. Il existe d’autres nappes intermédiaires (Continental Terminal, ou CT). La particularité du milieu physique et la position dans la zone sylvopastorale, expliquent en partie, la dynamique humaine qui fait des populations des acteurs vivant et se déplaçant en fonction de la disponibilité des ressources en eau et des pâturages.

III. Le milieu humain

3.1. Etat de la population

La population totale de la commune de Oudalaye avoisine les 33 768 habitants en 2019 selon les projections des résultats issues du recensement général de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage (RGPHAE) de 2013. Elle représente les 52,43% de la population départementale et 4,78% de celle de la région. On note une prédominance numérique des femmes qui comptent un effectif de 17 037 soit 50,45% sur 16 731 hommes soit un rapport de masculinité de 0,98. Cette situation découlerait en grande partie de l’exode rural et d’une forte tendance à l’émigration qui touche beaucoup plus les hommes que les femmes. A l’instar de toute la région, ce qui caractérise cette population, c’est qu’elle est composée dans son écrasante majorité par les. Les moins de 20 ans représentent 60,59% de la population communale.

3.2. Répartition et structure de la population

La population de la commune de Oudalaye s’étend sur une superficie de 11 292 km², soit une densité de 2,99 habitants au km² et est repartie dans 58 villages officiels et environ 291 hameaux. Le nombre de ménage est estimé à 3481 répartie en 2108 concession (SRSD). Parmi les 58 villages que compte la Commune de Oudalaye, on dénombre huit (8) localités de plus de 1000 habitants. Dans cette catégorie seuls deux villages (Younouféré et Oudalaye) dépassent légèrement une population de 1500 habitants. Le plus grand nombre de localités (34) appartient à la catégorie des villages de moins de 500 habitants soit 60,7% des localités.

La densité des populations est plus importante dans les villages bénéficiaires d’infrastructures hydrauliques ou à proximité des points d’eau.

La population de la commune est repartie par âge, par sexe, catégorie socio professionnelle et par cibles prioritaires des interventions de la nutrition.

Tableau 1 : répartition de la population par sexe et par cibles prioritaires de la nutrition

Population Pop Femmes FAR (15 par sexe totale Enceintes – 49 ans)

H : 16 731 33 768 1 212 F : 17 037 Source : Projection ANSD 2019

7 767

0 – 6 mois

0-23 mois 2 614

0 – 36 mois 5 167

0 – 59 mois 6 551

6 – 59 mois 5 876

6-23 mois 1 854

12-59 mois 5 135

Graphe 02 : Répartition par âge

L’analyse de ce graphe fait apparaitre une prédominance des personnes âgées de 15 a 40 ans dans la commune, ce qui illustre la jeunesse de la population de Oudalaye. La répartition ethnique de cette population par montre une prédominance des peulhs (60%), suivi des toucouleurs (35%) et des minorités diverses qui représentent 5% de la population, parmi elles, les wolofs et les maures.

Graphe 03 : Répartition par activité économique

Les activités économiques sont diversifiées dans la commune de Oudalaye. Donc selon les catégories socioprofessionnelles on note une prédominance des élevages qui occupe 56% de la population, suivie des agricultures (27%), des commerçants (6%), des artisanats (2%) et autres (9%). Vu que la commue est dans la zone agro-sylvopastorale, Il faut par ailleurs souligner que 80% de la population sont des

agropasteurs. La religion pratiquée dans la zone est l’islam avec une dominance de la confrérie tidjanie. Ce fort ancrage islamique est dû au fait que le Fouta fut l’un des premiers royaumes à être islamisés. Il regorge ainsi de marabouts qui pérennisent l’héritage confessionnel légué par leurs ancêtres.

3.3. Mouvement de la population

Tableau 2 : Evolution de la population de la commune de 2001 à 2019

Années

2001

Population

13 664

Source : PDD Ranérou, SRSD

2008 24 238

2019 33 768

Analysant ce tableau, on constate aisément une augmentation de la population (147,13%) entre 2001 et 2019.

Le mouvement de la population concerne essentiellement le phénomène migratoire et la transhumance. Le phénomène migratoire de la plupart des zones rurales vers d’autres zones plus propices n’a pas épargné la population de la commune. En effet, le manque d’emploi au niveau local et les faibles récoltes enregistrées durant ces dernières années, liées en partie à la péjoration climatique, se sont traduits dans cette zone par une migration d’une partie de la population (jeune et adultes) en direction des centres urbains et dans une moindre mesure à l’extérieure à la recherche d’emploi et une transhumance pour une meilleure gestion du cheptel.

Cette migration se réalise principalement en saison sèche chez :

– les jeunes en direction de Dakar, Touba et Dahra où ils jouent le rôle de « Téfanké » ; – les adultes en direction de Dakar et Ourossogui dans le cadre de la pharmacopée ; – les jeunes et adultes (moins nombreux) en direction de l’Espagne, de la France où ils font en général du commerce et travaillent aussi comme manœuvres mais de l’Afrique occidentale, centrale et Australe à la recherche d’emploi.

La transhumance s’effectue entre avril et août et comme principales destinations le Sénégal oriental, le Saloum et la région de Kayes au Mali. La durabilité de ce type d’élevage extensif repose sur la présence de terres de parcours communautaires et la mobilité des troupeaux qui permettent une valorisation optimale de la biomasse disponible. C’est là une pratique

d’adaptation particulière, qui consiste à abandonner les cultures et le campement principal si cela est nécessaire. La mobilité est plus ou moins possible selon le système d’exploitation. Ce choix est défini selon plusieurs paramètres, à savoir l’importance des revenus tirés de l’agriculture et la possibilité financière et matérielle de faire voyager toute la famille. Ces transhumants reviennent dès l’installation des premières pluies. 3.4. Zonage de la commune Compte tenu de l’importance des villages à enquêter et de l’étendue du territoire, avec des distances entre certains villages pouvant atteindre les 50 à 80 km, les populations ont beaucoup insisté sur ces caractères un peu particuliers de la commune. Ainsi pour plus d’adhésion et de participation au processus de planification, la commune a été scindée en huit zones pour cet exercice de planification territoriale. Le centre est divisé en deux zones que sont : Fourdou et Salalatou. La centre-ouest est divisée aussi en trois zones : la zone de Younouféré, la zone de Naouré et Dendoudy-Dow. A l’Est les zones Oudalaye, Loumbol et au Sud les zones de Mbam et Salalatou.

Partie 2 — Analyse diagnostic de la commune

Le diagnostic participatif a été fait suivant les secteurs sociaux avec des ressources naturelles de la commune, les secteurs économiques (secteurs productifs et secteurs d’appui à la production) et la gouvernance de la commune. Cette partie présente l’analyse des résultats du diagnostic participatif. I. PROFIL SOCIAL Graphe 04 : infrastructures éducatives et sanitaires de la commune de Oudalaye

1.1. Education et Formation

Le système éducatif sénégalais fait état de deux formes à savoir l’éducation formelle et non formelle. Le système formel d’éducation comprend la petite enfance, l’enseignement

secondaire général et l’école franco arabe et le système non formel d’éducation est constitué des écoles arabes, des daaras et l’alphabétisation.

1.1.1 Développement intégré de la petite enfance (DIPE)

Le développement intégré de la petite enfance (DIPE), cible les enfants de 3 à 5 ans et concerne principalement les cases des tout-petits, les écoles maternelles et les garderies. Au niveau du Préscolaire, la commune de Oudalaye est mal lotie. Dans les 58 villages que compte la commune, il n’existe que 4 villages (Fourdou, Gasse Doro, Loumbol Samba Abdoul et Younouféré) qui comptent en leur sein des classes préscolaires à l’élémentaire (CPE) avec un effectif total de 97 enfants avec une nette domination des filles (67). L’accès des enfants au préscolaire est très faible mais peut s’expliquer par la fréquentation des daaras assez tôt. En effet, l’enseignement coranique est une vieille tradition dans la zone, où les enfants sont initiés au coran à très bas âge. S’y ajoute l’enclavement et l’étendu de la commune avec beaucoup de petits villages très dispersés ainsi qu’un manque de moyen de transport pour les enfants. Le tableau ci-dessous nous renseigne sur la situation des indicateurs du préscolaire dans la commune.

Tableau 03 : les indicateurs du DIPE

Indicateurs

Caractéristiques

Infrastructures

04 CPE

Population préscolarisable

3728

Population préscolarisée

TBPS

2,6%

Nombre de salle de classe

Nombre de filles

Nombre de garçons

Personnel encadrement Indice de parité

04 1,97 (197 garçons pour 100 filles)

Ratio élèves / classes

24 élèves/ classe > la norme de 20 élèves/classe

Ratio moniteur / élèves

1 moniteur pour 24 enfants

Accès aux commodités

Eau (100%) ; Electricité (00%) ; clôture (100%) ; latrine (100%)

Source : Enquête PDC Oudalaye 2020

L’analyse de ce tableau montre que l’enseignement préscolaire se caractérise par :

– Un taux brut de préscolarisation très faible, seulement 2,6%, alors qu’au niveau national le TPBS est de 17,8% en 2019. Ce taux est plus élevé chez les garçons (6%) contre 1,85% pour les filles, soit un indice de parité de 1,97 en faveur des garçons. Le

nombre très limite d’infrastructures, l’étendu et l’enclavement de la commune, participent à des facteurs explicatifs de cette situation ; – Un indice de parité de 1,97 en faveur des garçons, ce qui montre que les efforts doivent être faits pour l’accès et le maintien des filles dans le sous secteur de la petite enfance ; – Un accès aux commodités pas suffisants malgré le nombre minime d’infrastructures, mais aussi des ratios élève/classe et élève/moniteur (24) qui sont supérieurs à la norme de 20 (au moins 2 m² par élève dans une salle). Cette situation illustre un réel besoin de constructions d’infrastructures d’éducation préscolaire au niveau de la commune ; – Une absence totale de cantines scolaires, cette situation constitue un facteur favorable à l’aggravation de la malnutrition des enfants.

Malgré la faiblesse des statistique à ce niveau d’éducation il faut noter que le préscolaire dispose de réelles potentialités car la commune dispose d’une importante population juvénile. Donc le niveau d’accès doit être amélioré pour que la commune prétende à une contribution plus significative dans le relèvement du niveau très faible du TBPS du département et de la région. Cela passera nécessairement par la construction et l’équipement de cases des Tout Petits ou d’écoles maternelles dans les cinq (5) prochaines années. Cette prise en charge intégrale de la petite enfance va diminue la charge de travail des femmes, consacrée à la garde de leurs enfants d’où une augmentation du temps consacré aux activités de promotion économique, d’adaptation aux changements climatiques, et de lutte contre la malnutrition.

1.1.2 Enseignement élémentaire

Le cycle élémentaire connait une bonne répartition géographique des structures avec l’existence d’écoles dans toutes les zones de la commune. Les caractéristiques de la situation de ce niveau d’éducation sont présentées dans le tableau ci-dessous. Les ratios sont établis par rapport aux normes standards définies dans le Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence pour Education et Formation (PAQUET-EF) 2013-2025.

Tableau 4 : indicateurs de l’enseignement élémentaire

Indicateurs Infrastructures Population scolarisable Population scolarisée TBS Nombre de salle de classe

Caractéristiques 51 écoles élémentaires 7218 2341 32,43% 210

Nombre de filles

1560

Nombre de garçons

Personnel encadrement

Ratio élèves / classe

11 élèves/ classe < à la norme : 33 élèves/classe

Table banc / classe

09 < à la norme : 17

Ratio élèves / Table banc

1 élève / 1 table banc < à la norme : 2

Ratio élèves / enseignant

19 élèves / enseignant

Abris provisoires

Accès aux commodités

Latrine (86%) ; Electricité (00%) ; eau (35%) ; clôture (37%)

Source : Enquête PDC Oudalaye 2020

L’analyse du tableau montre que l’enseignement élémentaire présente des ratios satisfaisants pour les indicateurs nombre d’élèves par classe, nombres d’élèves par table banc et nombre d’élève par enseignant par rapport aux normes (cf. tableau). Par contre le ratio nombre de table banc par classe montre une situation déficitaire avec 09 tables-bancs par classe pour une norme de 17 tables-bancs d’où un gap 1745 tables-banc à combler. Ajoute à cela les 387 tables banc à réparer pour le cycle primaire. Le nombre important d’abris provisoires (14) et la faiblesse du taux brut de scolarisation (32,43%) montre que les autorités de la commune doivent redoubler d’efforts par la construction et l’équipement de nouvelles écoles et salles de classe en remplacement des abris provisoires à ce niveau d’éducation. Ce programme sera en phase avec les objectifs de l’Etat qui veut éradiquer totalement les abris provisoires en milieu scolaire à l’horizon 2025 dans son programme PAQUET-EF. Le cadre d’apprentissage est aussi peu reluisant avec des commodités peu satisfaisantes. En effet, en dehors de la bonne couverture en latrine des différents établissements, les besoins en eau (gap 65%), en mur de clôture (gap 63% des écoles) et d’électrifications (gap 100%) sont réels avec des déficits à couvrir dans l’urgence pour assurer une meilleure sécurité du cadre et l’épanouissement des acteurs.

L’indice de parité est de 1,99 en faveur des filles contre garçons (soit 199 garçons pour 100 filles). Cette forte représentativité des filles montre que beaucoup d’efforts de conscientisation ont été fait à l’égard des parents d’élèves qui les gardaient à la maison pour qu’elles assurent les tâches domestiques. La faible inscription des garçons s’explique par le gardiennage des petits ruminants qui leur reviennent de par la tradition « Peul ». Quant aux jeunes filles, elles quittent l’école très tôt avant même d’atteindre la classe de CM2 du fait des mariages précoces.

Relativement à la gestion, presque toutes les écoles disposent de Comité de Gestion Fonctionnel (CGE) avec des rencontres régulières. Toutefois il existe un manque crucial

d’équipements fonctionnels pour l’administration des écoles primaires de la commune. Il urge d’augmenter les enseignants car il y a des classes à double flux et cela peut impacter sur la qualité de l’enseignement dispensé aux élèves. On note aussi un fort taux d’abandon au niveau des classes intermédiaires du cycle élémentaire. Toutefois, le taux d’abandon est plus élevé chez les filles que chez les garçons. Cette situation s’explique le plus souvent par les mariages précoces auxquelles les filles sont plus exposées et le phénomène de la transhumance des familles d’éleveurs en saison sèche.

1.1.3 Enseignement moyen et secondaire

Au niveau de l’enseignement moyen secondaire, la commune fait état d’une insuffisance de collège. On compte trois collèges dans la commune notamment CEM de Loumbol Samba Abdoul, CEM de Fourdou et CEM de Younouféré. Le tableau ci-dessous nous renseigne sur la situation des indicateurs de l’enseignement moyen.

Tableau 5 : indicateurs de l’enseignement moyen

Indicateurs

Caractéristiques

Infrastructures Population scolarisable Population scolarisée TBS Nombre de salle de classe Nombre de filles Nombre de garçons Personnel encadrement Ratio élèves / classe

03 CEM 3096 276 8,91% 12 141 135 22 23 élèves / classe < à la norme : 33 élèves / classe

Table banc / classe

12 < à la norme : 17

Ratio élèves / Table banc Ratio élèves / enseignant Abris provisoires

2 élève / table banc = à la norme : 2 13 élèves / enseignant 02

Accès aux commodités

Latrine (33%) ; Electricité (00%) ; eau et clôture (100%)

Source : Enquête PDC Oudalaye 2020

L’analyse des ratios concernant le nombre d’élèves par classe et par table-banc montre une situation très satisfaisante par rapport aux normes établies. L’enseignement moyen est caractérisé par un taux brut de scolarisation est très faible (8,91%) ce qui fait que près de 91% des jeunes en âge n’ont pas accès aux études moyennes. La capacité d’accueil des collèges n’a pas encore atteint sa limite d’où un travail à la base doit être fait pour rehausser le TBS à ce niveau d’éducation.

Nous constatons la présence des Associations qui interviennent dans la gestion des établissements : Association des Parents d’Elèves ou le Comité de Gestion de l’Ecole. Ces Associations ont pour objectif d’assurer une participation des parents et d’autres acteurs à l’effort de l’éducation. Elles s’activent aussi dans la construction et la réhabilitation des infrastructures, le nettoyage, etc. Elles sont confrontées au faible recouvrement des cotisations des membres, leur principale source de recettes et manque de siège. Par ailleurs, en dépit du dynamisme des Associations des Parents d’Elèves et de la participation des communautés locales, les CEM ne disposent encore de projets d’établissement pour porter leurs ambitions de renforcement de la qualité des enseignements/apprentissages. A cela s’ajoute l’absence totale d’initiative de promotion de la résilience face aux effets néfaste du changement climatiques. L’absence de lycée dans la commune constitue une contrainte éducationnelle de taille, du fait que les élèves après l’obtention du BFEM vont à Ranérou ou dans d’autres communes pour continuer leurs études. L’implantation d’un lycée dans la commune fera que les élèves admis au BFEM n’auront plus à quitter la commune pour continuer leurs études. La prise en charge des élèves handicapés doit aussi faire l’objet d’une attention particulière dans la mesure où d’anciennes écoles ne disposent pas de rampes leur permettant d’entrer aisément leurs classes. Ces derniers doivent être pris en compte lors de la construction des infrastructures car ils doivent bénéficier des mêmes conditions que les autres élèves. L’électrification, la construction de latrine et l’adduction d’eau de toutes les infrastructures sont aussi des priorités. Le conseil municipal et les partenaires doivent s’y atteler pour la concrétiser dans les brefs délais.

1.1.4 L’enseignement arabo coranique

L’offre d’éducation non formelle est constituée des daaras et des écoles arabes. La commune compte un nombre important de daaras. Par ailleurs il est important de noter que tous les villages disposent au moins d'un foyer coranique. Les élèves qui les fréquentent viennent d’horizons différents avec comme objectif : la mémorisation du coran et du droit islamique. Leur nombre varie suivant les périodes des travaux champêtres et les vacances. L’âge de la première initiation ne dépasse pas le plus souvent 5 ans. Ces foyers sont caractérisés par une condition d’hygiène précaire.

Ces structures, ayant pourtant toute leur importance dans le dispositif éducatif doivent être mieux prises en compte par les acteurs de développement. La situation des institutions coraniques est encore moins reluisante. Elle est caractérisée par une absence de motivation pour les maitres coraniques et une insuffisance d’appui matériel, sanitaire et financier.

A ce jour, la stratégie CMU-Daaras n’a pas encore démarré dans la Commune, de même que le Programme d’Appui à la Modernisation des Daaras (PAMOD) qui ne compte aucune réalisation. Toutefois une meilleure considération de l’éducation non formelle est nécessaire dans la commune dans la mesure où elle a une partition à jouer dans la valorisation des ressources humaines de la commune.

1.1.5 L’alphabétisation

L’alphabétisation dans la commune de Oudalaye n’est pas actuellement bien prise en charge. Ce manque de prise en charge à ce niveau d’éducation se traduit par l’absence d’infrastructures dédiées à l’alphabétisation même s’il faut reconnaitre l’existence, dans la commune, du personnel chargé de délivrer les prestations. Les rares informations recueillies font état de plusieurs initiatives d’alphabétisation fonctionnelle appuyées ces dernières années par TOSTAN avec le programme alpha, PRODAM2, SAED et d’autres projets d’alphabétisation. Pour l’ONG TOSTAN, avec le programme alpha, avait démarré par l’animation préalable de thématiques portant sur (i) la démocratie, les droits humains et le processus de résolution de problèmes, (ii) l’hygiène et la santé et (iii) et l’alphabétisation par la lecture et le calcul. Les ONG, projets et programmes intervenaient dans la commune (ancien communauté rurale) en mettent à la disposition des villageois des moniteurs en alphabétisation. Ensemble, ils ont beaucoup contribué à la lutte contre l’analphabétisme, surtout au niveau de la population adulte. Mais, il faut regretter que ces programmes aient été tous clôturé alors que les besoins en alphabétisation demeurent accrus surtout dans la commune en plein Ferlo.

TABLEAU SYNOPTIQUE DE L’EDUCATION

Atouts/Potentialités

Contraintes/Gaps/Difficultés

Actions préconisées

– Existence de 04 CPE, – Insuffisance d’unités DIPE et de – Construire et équiper

51 écoles

CEM ;

d’autres unités DIPE ;

élémentaires, 03 CEM – Absence de lycée d’enseignement – Plaidoyer pour la

et des daaras ;

général ;

construction et

– Bonne couverture

– Absence d’unité d’enseignement l’équipement d’un lycée

géographique en

technique et de formation

d’enseignement général ;

écoles élémentaires ; professionnelle ;

– Sensibiliser et mettre en

– Une importante population préscolarisable et scolarisable ; – Existence de commodités pour élèves/ enseignants ; – Existence de Comité de Gestion dans les écoles et des APE dynamiques ; – Tradition bien ancrée dans l’offre d’éducation coranique ; – Forte implication des APE dans le secteur de l’éducation (construction d’infrastructures et dotations en équipement) ;

– Faiblesse du TBS dans tous les niveaux d’éducation ; – Insuffisance de table banc le primaire ; – Absence école zone Salalatou sauf Salalatou a une école – Difficultés d’obtenir d’Extrait de naissance des enfants non déclarés -toitures salles de classe endommagées (Tekinguel et Patouki) – Pas de concordance des écritures dans les documents d’état civils – Absence de mur de clôture pour 32 écoles, de latrines pour 08 écoles, d’eau pour 33 écoles et d’électricité pour toutes les écoles ; – Existence d’abris provisoires dans les écoles élémentaires (14) et le moyen (02) ; – Gap de 1745 tables banc au primaire et 387 tables banc à réparer ; – Absence de cantines scolaires ; – Taux d’abandon de déperdition scolaire élevé ; – Problème de pesanteurs socioculturelles, une entrave à la politique de l'éducation pour tous (mariage précoce, transhumance…) ; – Création anarchique de village à faible densité de population ; – Insuffisance d’espaces de documentation (salles informatiques et de bibliothèques équipées) à tous les niveaux ; – Insuffisance de manuels pour le primaire ; – Insuffisance d’appui matériel, sanitaire et financier dans les daaras ; – Absences de daaras modernes et de classes d’alphabétisation.

place des stratégies pour rehausser le TBS dans tous les niveaux ; – Clôture pour 32 écoles, latrines pour 08 écoles, adduction d’eau pour 33 écoles et électrification pour toutes les écoles ; – Acquisition de 1745 tables banc pour combler le gap au primaire et réparer les 387 tables banc défectueuses ; -Construire et équiper les écoles en remplacement des 16 sous abris provisoires ; – Mettre en place un programme de cantines scolaires dans toutes les établissements ; -Sensibiliser les parents sur le maintien des enfants à l’école, les mariages et les grossesses précoces ; – Construire et équiper des salles informatiques et des bibliothèques au moins dans toutes les collèges de la commune ; – Achat de manuels pour combler le gap ; – Appuyer les daaras en matériel sanitaire et en financement ; – Construire et équiper des daaras modernes dans la commune ; – Créer de pépinières dans les écoles.

1.2. Santé La carte sanitaire de la commune de Oudalaye dispose de 08 postes de santé (Dispensaire + Maternité), 05 case de santé, 08 maternités et 08 dépôts de pharmacies. Les 13 infrastructures de santé couvrent une population totale de 33768 habitants et le nombre de femmes en âge de reproduction (FAR) est estimé à 7767.

Tableau 6 : Localisation des infrastructures sanitaires et le personnel

Infrastructures Postes de santé

Localisation Loumbol Samba Abdou Oudalaye Mbam Salalatou Younouféré

Naouré Fourdou Katané Guaffé Diabé Soringho Cases de santé Woppa Boloune Séno Belel Source : Enquête PDC Oudalaye 2020

Personnel soignant 1 ICP +1 SFE+ 2 matrones+ 1 ASC 1 ICP +1 SFE+ 1 matrone+ 1 ASC 1 ICP +1 SFE +1 matrone+2 ASC+ 1 gardien 1 ICP +1 SFE +1 ASC + 1 gardien 1 ICP +1 SFE+2 matrones+ 1 ASC+1 aide soignant +1gardien 1 ICP +1 SFE+ 1 matrone+ 1 ASC+ 1 gardien 1 ICP +1 SFE+ 1 matrone+ 1 ASC+ 1 gardien 1 ICP +1 SFE+ 1 matrone+ 1 ASC 1 ASC 1 ASC

L’analyse du tableau montre que l’accessibilité géographique en termes de structure sanitaire est bonne car chaque zone dispose au moins une structure.

Le tableau ci-dessous nous montre les indicateurs de la santé au niveau de la commune.

Tableau 7 : les indicateurs de la santé

Indicateurs

Caractéristiques

– 08 Postes de santé (Dispensaire + Maternité)

Infrastructures

– 05 cases de santé – 08 dépôts de pharmacie

– 01 mutuelle de santé

– 07 Infirmier d‘état et 01 infirmier (Naouré)

– 08 sages femmes d’état

Personnel

et le personnel complémentaire dont : 09 matrones, 11 agent de

sante communautaire, 01 aide soignant, 08 dépositaires, 08

vendeuse de ticket, 06 gardien et chauffeur

Equipement et

04 ambulances 42 Lits d’observation, ainsi que des réfrigérateurs,

logistiques disponibles poupinels, boites de pansement, kits de consultation…

Ratio poste de santé – 1 poste/ 4221 hbts pour 5 000 à 7500 hbts normes (PNDS)

/Population

Ratio personnel qualifié – 1 infirmier/4221 hbts (5 000 à 7500 hbts normes PNDS)

/ Population

– 1 SFE/ 971 FAR (une norme de 1500 à 2000 PNDS)

Accès aux commodités

Toilette (87,5%) ; Electricité (50%) ; eau (62,5%)

Source : Enquête PDC Oudalaye 2020

L’analyse de ces indicateurs montre que si l’on se réfère aux normes établies (un Poste de Santé pour 5000 à 7500 hbts et une Case de Santé pour 2500 à 5000 hbts), la Commune a réalisé une couverture passive parfaite en infrastructures sanitaires. Ce pendant malgré la disponibilité de structures sanitaires, il convient de souligner qu’il se pose un problème d’accès du fait de l’enclavement de la zone et de son étendue. L’éloignement des structures sanitaires pour certains villages (entre 15 et 20 km) favorise par endroit le non respect du calendrier de consultation pré et post natal, accentue les accouchements à domiciles des femmes et constitue aussi un obstacle pour la vaccination complète des enfants de 0 à 5 ans. L’absence d’ambulance au niveau des postes de Fourdou, Loumbol, Naoure et katané et la vétusté pour l’existant posent un problème d’évacuation des malades et obligeant le plus souvent les populations à transporter les malades par charrette ce qui constitue un danger notamment pour les femmes au terme de leur grossesse. A cela il faut ajouter le mauvais état des pistes et le manque de moyen financier qui compliquent davantage les problèmes liés à l’accès aux structures sanitaires et accentuent les difficultés des femmes enceintes. Les populations ont souligné aussi l’état de délabrement des structures de santé, le déficit du personnel soignant et logistique.

En dehors du personnel étatique, il existe un bon nombre de personnel communautaire comme les « Bajenu Gox » et les relais communautaires. Ces derniers jouent un rôle prépondérant dans la santé des populations de la commune notamment les FAR, les femmes enceintes et les nouveaux né.

Le diagnostic montre aussi que de la situation épidémiologique de la commune révèle des dominantes pathologiques hydriques comme le paludisme, les bilharzioses, les maladies diarrhéiques etc. La plus fréquente est notamment le paludisme, il sévit surtout en hivernage et occasionne un taux élevé de mortalité infantile et chez les femmes en état de grossesse. Cette situation s’explique, d’une part, par la prolifération des points d’eau pérennes et, d’autre part, par le non-respect des consignes et règles d’hygiène de base par les populations malgré les actions de sensibilisation mises en œuvre par les acteurs communautaires et les

personnels de santé. D’autres maladies comme le rhumatisme, la toux et rhume sont aussi d’une certaine fréquence.

La malnutrition aigüe globale est présente dans la zone avec une proportion de 13,3%, la MAM 12,6%, la MAS sans complication avec 3% et la MAS avec complication 0,7% (Données SMAR 2017). Ces cas de malnutrition concernent les enfants de moins de 5 ans. Force est de souligner aussi la présence de cas de MST Sida dans la localité.

Toutefois, ces différents cas notés bénéficient d’une prise en charge localement ou d’un référencement vers le district de Ranérou ou les hôpitaux de Ourossogui ou de Matam. La gouvernance des structures de sante est assurée par les comites de développement sanitaires (CDS). Il faut signaler que leurs capacités financières restent insuffisantes car l’essentiel des ressources proviennent de la vente des tickets de consultations et des médicaments. Les recettes dégagées par les structures de santé ne couvrent pas les charges liées au paiement des indemnités des Infirmiers Chefs de Poste (ICP) et des personnels communautaires. Avec l’insuffisance des moyens, le principal recours est le conseil municipal. La commune devrait appuyer les structures sanitaires par l’octroi de médicaments, la dotation en matériels et le recrutement de personnel médical. Pour améliorer, la prise en charge sanitaire des enfants et des personnes âgées l’Etat a mis en place un programme de gratuité pour les moins de 5 ans et les troisièmes âges. Dans l’ensemble, cette gratuité peine à se concrétiser dans toute l’étendue de la commune. La mutuelle de santé a été mise en place dans la commune pour faciliter l’accès des populations aux soins de santé. Toutefois, elle peine à fonctionner correctement à cause de la faible adhésion des populations.

Potentialités/ Atouts – Existence de 11 Postes de santé fonctionnels et de 05 Cases – Existence de dépôt pharmacie dans tous les postes ; – Existence de personnel soignants étatique et

TABLEAU SYNOPTIQUE DE LA SANTE

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Enclavement et étendu de la – Construire et équiper d’autres

commune ;

postes et cases de santé au

– Insuffisance de structures

moins une dans le centre et le

sanitaires ;

centre-Est ;

– Niveau du plateau technique – Construire une case de santé

peu satisfaisant ;

à Mboul Boki et Féto ;

– Insuffisance d’équipements – Relever le plateau technique

sanitaires et de logistiques ;

– Insuffisance de la dotation de – Doter tous les postes de

la mairie ;

santé d’ambulances

communautaire ; – Disponibilité de personnels et des médicaments ; – Existence de moyens de transports des malades (04 ambulances) ; – Existence d’une mutuelle de santé ; – Existence de CDS – Appuis des partenaires techniques (Yellitaare/CLM, Action Contre la Faim, P2RS, USE/PRN, CHINE FUND, TOSTAN, etc.).

– vétusté des ambulances et pannes fréquentes; – insuffisance de logements d’ICP et sages femme ; – Manque de formation continue du personnel communautaire ; – Manque de motivation du personnel communautaire ; – Insuffisance de moyens du CDS ; – Difficulté d’évacuer des femmes enceintes ; – Eloignement des structures sanitaires pour certains villages polarisés ; -Taux d’adhésion assez faible au mutuelle de santé ; – Situation nutritionnelle très précaire dans la zone du Ferlo ; – Couverture maladie et gratuité des soins très faible. – Problème de gestion

médicalisés ; – Réparer les ambulances de Oudalaye et Salalatou ; – Construire des logements pour le personnel étatique ; – Appui en logistique et en médicaments des postes de santé ; – Renforcer la dotation de la mairie ; – Assurer la formation continue du personnel communautaire ; – Renforcer la motivation du personnel de santé communautaire ; – Sensibiliser les populations pour l’adhésion massive aux mutuelles de santé ; – Renforcer la lutte contre la Malnutrition et l’Insécurité Alimentaire ; – Augmenter les sites de renforcement nutritionnel.

1.3. Action sociale En matière d’actions sociales quelques actions peuvent être retenues :

– L’existence de projets d’appui aux handicapés dans le département de Ranérou ; – dotation de matériels pédagogiques pour les enfants issus des familles démunies ; – appui aux victimes des calamités naturelles.

Dans la commune de Oudalaye le nombre de personnes vulnérables bénéficiaires de BSF est estimé à 1100 personnes entre 2016 et 2020. Dans le cadre de l’autonomisation des groupes vulnérables à travers l’accès aux ressources et facteurs de production, des personnes handicapées regroupées dans un projet collectif d’AGR ont reçu en 2016 du Service départemental de l’Action Sociale (SDAS) un montant de 500 000 FCFA sans remboursement. Des personnes âgées ont reçu du SDAS de Ranérou en 2016 un projet individuel revolving à 50% d’un montant de 200 000 FCFA.

Pour ce qui est du secours aux indigents, la commune en collaboration avec le chef de Service de l’Action sociale appuie les indigents. En effet, ce montant est estimé en 2017 à 2 millions

de FCFA pour les personnes composées de handicapés, de personnes âgées, de veuves et de sinistrés.

A côté de ces quelques actions on peut souligner un bon nombre de problèmes à savoir : l’encadrement des handicapées qu’il faut renforcer même si le service de l’action sociale est présent dans le département.

En ce qui concerne les infrastructures de soutient et de réinsertion il faut noter qu’elles n’existent ni dans la commune ni dans le département. Le département devrait réfléchir sur leur mise en place pour améliorer les conditions sociales et de promotion de leur bien être.

Ainsi sur le plan social, Il reste beaucoup à faire. Le service départemental de l’action social ne bénéficie d’aucun appui des collectivités locales alors que leurs moyens de fonctionnement sont assez limités pour assurer efficacement leur mission au profil des populations pauvres.

TABLEAU SYNOPTIQUE DE L’ACTION SOCIALE

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Existence du Service – Faiblesse des ressources – Assurer la coordination

technique en matière financières de l’Action

effective entre les besoins et les

d’Action sociale

sociale

actions entreprises par les

– Bonnes dispositions – l’appui des ONG dans la intervenants (SDAS, ONG, CT) ;

de la commune dans la localité ne prend pas en

-Sensibilisation des élus locaux

collaboration avec le compte l’avis du service

pour un appui afin de financer les

Service de l’Action

-Inexistence de CPRS

projets des personnes

sociale ;

(Centre de Promotion et de vulnérables ;

– Mise en œuvre effectif de la politique de l’Etat d’inclusion et de protection sociale (Bourses Sociales, etc.) – Existence d’une mutuelle de santé dans la commune.

Réinsertion sociale dans la commune composée de beaucoup de villages) ; – Manque d’appui pour la formation professionnelle aux enfants handicapés ; – Insuffisance de soutien aux initiatives d’insertion socioéconomique des

– Appuyer à la formation technique et professionnelle des Groupes Vulnérables ; – Construire un CPRS ; – Appuyer à la formation technique et professionnelle des Groupes Vulnérables ; – Renforcer la promotion des droits des personnes

handicapés.

handicapées ;

– Faciliter l’accès au financement

des groupes vulnérables.

1.4. Hydraulique Le système d’approvisionnement en eau potable dans la commune est géré par les associations des usagés de forages (ASUFOR). La Commune de Oudalaye bénéficie d’un réseau hydraulique dense composé de 28 forages (avec 25 châteaux d’eau) dont 04 non fonctionnels, 211 puits dont 169 fonctionnels et 42 non fonctionnels. Les profondeurs des forages varient entre 204 à 341 m, et entre 52 m à 71 m pour celles des puits. Pratiquement tous les forages sont alimentés par des générateurs à moteur diesel. Trois forages alimentent des réservoirs au sol, avec des capacités variantes entre 30 à 800 m3, et 25 forages alimentent des châteaux d’eau, avec des capacités autour de 150 à 300 m3. Relativement, la couverture géographique de l’accès à l’eau potable de la commune est assez bonne. Toues les 08 zones ont au moins un forage avec un réseau d’Adduction en Eau Potable (AEP) qui assurent la desserte de la zone. En dépit de cette couverture relativement satisfaisante, les besoins en densification de réseau et d’équipement sont notés dans la commune particulièrement dans les zones et de Mbam, Dendoudy -Dow et Naouré. Dans la zone de Younouféré, les rares sources d’eau potable sont relativement éloignées des hameaux polarisés par Younouféré, MBoul et Aifa. Ainsi, la plupart des hameaux identifiés dans la zone se situent à plus de 5 km d’une source d’eau potable. Du fait de cette situation, certaines populations ont tendance durant l’hivernage à consommer les eaux de surfaces avec tous les risques sanitaires potentiels. Il faut également souligner que, dans la zone du Dendoudi-Dow, les villages et ses hameaux polarisés souffrent d’une insuffisance d’ouvrage un seul forage assure la desserte dans cette zone. Ils souffrent également de l'irrégularité de l’approvisionnement en eau potable à cause de la mauvaise qualité technique du réseau AEP existant. Du point de vue de l’hydraulique pastorale, la commune est bien desservie avec les forages, 128 points d’eau (les mares et marigots) et les abreuvoirs dans les couloirs de passage du bétail. En supposant une consommation d'eau de 100 lphj comme définie l’OMS, les besoins domestiques annuels de la commune de Oudalaye sont approximativement à 1.188.049 m3/an. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture a examiné diverses études et rassemblé une liste complète des besoins en eau potable des animaux

d'élevage par rapport à la température de l'air. En utilisant la population de bétail et les besoins en irrigation et en supposant une consommation d'eau comme spécifié, les quantités minimales d'eau requise par Oudalaye sont respectivement 3.383.458 m3/an et 29.091.930 m3/an.

Le coût de l’eau dépend de la source. L’eau des puits est libre. L’eau d’un forage est vendue à 400 CFA pour 1 m3, comme il est rapporté par les zones de Naouré, Yourouféré, et Fourdou. En résumé, l’eau domestique est vendue entre 300 à 400 FCFA/m3, pour les bovins, 150 à 200 FCFA/mois/tête et pour les ovins 25 à 50 FCFA/mois/tête.

Mais il faut souligner que malgré les efforts consentis par le conseil municipal et les partenaires, le déficit hydraulique persiste dans certaines zones qui ne bénéficient pas du réseau d’adduction d’eau. Les pannes fréquentes dues aux problèmes d’entretien favorisent à long terme la non fonctionnalité de certaines infrastructures. Ce qui constitue aussi un frein pour l’évolution de ce secteur.

Les puits également sont insuffisants, malgré leurs nombres pléthoriques, beaucoup d’entre eux ne fonctionnent pas à cause du manque d’entretien. Les bornes fontaines sont également insuffisantes dans toute la commune à cause de la forte demande en eau qui augmente avec la poussée démographique.

L’insuffisance des réseaux d’adduction d’eau, du faible débit et de la vétusté de certains forages, exposent les populations de certains villages à des risques de malnutrition, limitent leurs stratégies d’adaptation face aux changements climatiques. La situation de l’approvisionnement en eau entraine une surcharge de travail pour les femmes consacrées à la recherche d’eau. Ce qui réduit le temps qu’elles pourraient réserver aux activités de promotion économique et sociale, d’autonomisation.

Ainsi la commune pourrait avec l’appui de certains bailleurs voir comment augmenter le potentiel de la commune et essayer d’élargir le réseau d’adduction d’eau pour que tous les quartiers et hameaux de la commune puissent en bénéficier.

TABLEAU SYNOPTIQUE HYDRAULIQUE ET ACCES A L’EAU POTABLE

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Existence de 28 forages avec 25

– Insuffisance de forages et de puits équipés ;

– Construire et équiper d’autres forages dans les

châteaux d’eau ;

– Pannes fréquentes des forages ; localités non servies (04

– Existence de plus de 211 puits traditionnels et modernes ; – Existence 128 points d’eau (mares et marigots) ; – Existence de réseau AEP desservant les villages et hameaux ; – Existence de produits d’Hygiène : détergents aquatabs, grésil ; – Appui des partenaires (PEPAM, PUDC, OFOR, PASA, PADAER, ANEV AVSF, USAID ACCES, Heifer International etc..) dans l’amélioration de l’accès et de la livraison de services publics en matière d’hydraulique ; – Existence de Plan d'action du service d'eau à usage multiple (MUS) élaboré en 2018.

-Déficit d’entretien et du stock de capital pour réduire les pannes et arrêts ; – Problème d’accès aux matériels pour la maintenance des ouvrages hydrauliques ; – Accès difficile à l’eau potable pour certains villages et hameaux – Nombre pléthorique de petits villages ; – Difficultés constatées dans la gestion technique des ouvrages et équipements ; – Faible maitrise de la potabilisation chez les usagers des eaux de puits ; – Vétusté et non fonctionnalité de certains puits (42) ; – Tarissements précoce des mares et marigots ; – Cherté du cout de l’eau ; – Réduction de la capacité de résilience des femmes et jeunes avec l’insuffisance de l’accès à l’eau ; – Eloignement des sources d’eau potable pour villages et les hameaux non raccordés. – Problème de gestion (animaux errants) des abreuvoirs – Insuffisance d’antennes et pas d’antenne pour certains forages

zone Dendoudy-Dow, 02 Naoure, 01 à Mbam Poure et 01 zone Salalatou) ; – Mettre en service le forage de Mbam ; – Augmentation des antennes au niveau des forages ; – Densifier les réseaux d’adduction d’eau ; – Construire des puits modernes pour suppléer l’absence de forages dans certaines zones ; – Rendre disponible le matériels pour assurer la maintenance ; – Renforcer les capacités des comités gestion des forages ; – Bonne gouvernance des comités de gestion ; – Promouvoir une gestion participative des ASUFOR ; – Harmoniser les prix et rendre le coût de l’eau plus accessible pour tous.

1.5. Hygiène et assainissement

Dans le domaine de l’hygiène –assainissement, l’insuffisance des réseaux d’adduction d’eau ne favorise pas la mise en place de point d’eau ou de toilettes ainsi que leur entretien au niveau des ménages, infrastructures et places publiques comme les écoles, les marchés, entre autres. En matière d’assainissement, à l’image de tout le département, la commune de Oudalaye est marqué par l’absence d’un système performant de drainage des eaux de pluies et d’évacuation des eaux usées ou encore de système organisé de collecte des ordures ménagères. D’où le

développement de dépôts sauvages et le déversement des eaux usées dans les cours des maisons ou dans la rue. Ce qui favorise la recrudescence de microbes menaçant ainsi la santé des populations. En outre, au niveau des ménages avec l’absence de toilettes aux normes indiquées, la défécation à l’air libre est très remarquée avec tous les risques liés au péril fécal. Il faut noter que dans la commune de Oudalaye le taux d’accès à une latrine moderne est très faible avec seulement 22%. Ces populations doivent être appuyées à travers des programmes de construction de latrines pour que toutes les maisons puissent disposer de latrines améliorées. A cela il faut ajouter le déficit de civisme constaté et le manque d’initiatives des populations dans la prise en charge correcte de l’hygiène et de l’assainissement. Il urge donc de sensibiliser les populations sur les risques liés au péril fécal, sur la mauvaise gestion des ordures ménagères et des eaux usées et si nécessaire prendre des mesures draconiennes face à ces phénomènes car des conséquences fâcheuses peuvent en découler. Toujours dans une perspective de résolution des contraintes, la redynamisation des comités de salubrité s’impose. Aussi la mise en place d’un cadre de concertation pour la prise en charge des problèmes liés à l’assainissement s’avère urgent. Toutefois, les interventions actuelles de CASADES et de ACCES/USAID dans les communes de Oudalaye et Vélingara suivant l’approche Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC), ajoutées aux efforts déjà réalisés par Association Ardèche Drôme Ourossogui Sénégal (ADOS), vont contribuer sans nul doute à l’amélioration de la situation en matière d’assainissement.

TABLEAU SYNOPTIQUE HYGIENE ET ASSAINISSEMENT

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Existence d’activité d’hygiène développés dans la commune :

– Insuffisance d’infrastructures modernes (latrines à usage individuel

– Mettre en place un programme de construction de latrines modernes ; – Création des canaux d’évacuation

sensibilisation,

ou collectif) dans certains des eaux de pluie ;

formation des comités de salubrités, set –

villages ;

– Mettre en place d’un réseau

– Faible accès à une latrine d’assainissement collectif et un

setal, plaidoyer de la moderne (22%) ;

système de traitement des eaux

mairie pour le transport – Absence de canaux

usées ;

des ordures ;

d’évacuation eaux usées et – Promouvoir des initiatives locales

– Bonne maitrise des enjeux liés à

pluviales dans toute l’étendue de la commune ;

de collecte et d’évacuation des ordures ménagères à l’échelle de

l’assainissement par la communauté ; – Appui des partenaires (ADOS, CASADES et de ACCES/USAID) dans l’amélioration de la situation en matière d’assainissement.

– Absence de système de collecte et d’évacuation des ordures ménagères; – Déficit de moyens logistiques pour le ramassage des ordures ; – Absence de décharges contrôlées ; – Prolifération de dépôts sauvages (ordures déversées aux alentours des maisons) ; – Inexistence d’un plan directeur d’assainissement – Défécation à l’air libre

la commune ; – Mettre en place un système de collecte, un centre de traitement et de recyclage des ordures ménagères ; – Mettre en œuvre des campagnes IEC dans le cadre de la propreté ; – Sensibiliser les populations sur les risques liés au péril fécal, aux ordures déversées dans les maisons et aux eaux usées versées aux alentours des maisons ; -construire des latrines – Inciter les populations à participer financièrement à la gestion des ordures ; – Elaborer un PDA ;

1.6. Urbanisme, habitat et cadre de vie

La commune est constituée d’établissements humains composés de villages et d’hameaux. Au niveau de la commune de Oudalaye, l’habitat est à plus de 90% de type semi-traditionnel avec des constructions en banco et des toitures en paille ou en zinc. Ce qui pose chaque année d’énormes difficultés aux populations qui voient leurs maisons s’effondrer sous l’effet des fortes pluies. La principale conséquence est qu’il faut à chaque fois renouveler les investissements ; cela se fait parfois avec beaucoup de difficultés du fait de la situation de pauvreté qui règne au niveau de la commune. Le reste du pourcentage est constitué de construction en dur. Pour ce qui est du cadre de vie, on note un niveau de confort relativement faible. Le faible équipement des ménages en matériel électroménager est la règle. Cette situation découlerait de la non connexion de beaucoup de zones de la commune au réseau électrique. Dans les villages, il n’y a pas à proprement parler une bonne organisation du cadre de vie ; les villages ne sont pas alignés. L’absence d’alignement de ces villages, encore moins de lotissements, offre un spectacle d’habitat anarchique surtout au niveau des noyaux anciens des établissements humains de toute la commune. Cette situation rend difficile l’installation des réseaux et voirie divers et empêche toute possibilité d’intervention en cas de sinistre au niveau des établissements humains.

Sur le pan environnemental, le cadre de vie est marqué par la présence de dépôts sauvages dans presque tous les villages, la prolifération de sachets plastiques et les difficultés de leur collecte ; donc de réels problèmes d’insalubrité, de dégradation de l’esthétique du cadre de vie et de santé animale (les indigestions aigues et chroniques chez les ruminants).

Pour une meilleure organisation de l’espace, la commune s’est dotée avec l’appui de la SAED et du projet ASAMM/APEFAM d’un Plan d’Occupation et d’Affectation des Sols (POAS) dont la mise en œuvre devrait améliorer l’organisation spatiale. Toutefois ce plan qui date de 2010 nécessite une réactualisation pour une vision plus claire de l’espace communal.

TABLEAU SYNOPTIQUE URBANISME, HABITAT ET CADRE DE VIE

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Existence de trois – Habitat le plus souvent en – Favoriser la construction en

types d’habitat

argile, très dispersé et très dur

(banco, paille et dur) ; éloigné des équipements

– Mettre en place un programme

– Disponibilité de l’espace ;

sociaux de base ; – Effondrement des

de construction de latrines pour les ménages ;

– Existence de

constructions durant la saison – Créer un dépotoir d’ordure ;

concessions de type familial ;

des pluies ;

– Mettre en place un système

– Faible couverture en latrines d’évacuation des eaux usées et

– Existence de Plan d’Occupation et

modernes ; – Faible couverture en

pluviales ; – Mettre en place un plan de

d’Affectation des Sols électricité de la commune ;

lotissements des grands

(POAS)

– Prolifération des déchets de toutes sortes ; – Dégradation de l’esthétique

villages ; – Lutter contre l’habitat spontané et précaire ;

du cadre de vie ;

– Faciliter l’extension de réseaux

– Inondations des rues pendant l’hivernage ; – Mise en œuvre du POAS

électriques pour les villages non couverts.

1.7. Jeunesse, sport et loisirs

Les jeunes faiblement représentés dans les instances de décision se rabattent dans les ASC (Associations Sportives et Culturelles). Ils organisent des manifestations culturelles et sportives notamment des compétitions de football communément appelées « navétanes ». Ils participent aux activités de reboisement, travaillent dans les périmètres communautaires et s’investissent aussi dans les journées d’investissement humain. D’autres activités menées sont orientées vers la recherche de profit à partir des opérations d’embouche, de petit commerce, de protection environnementale et d’entraide.

Les jeunes rencontrent cependant quelques difficultés liées à la faiblesse des infrastructures dont ils disposent. En effet, la comme ne dispose aucune infrastructure d’envergure dédiée a la jeunesse comme foyer des jeunes, stade multifonctionnel…Seuls les grands villages disposent de terrains de football qui sont non aménagés. Les jeunes manquent de formation, mais aussi de subventions pour un bon déroulement de leurs activités sportives.

Les autorités locales doivent penser dans les années à venir à impulser une véritable politique de jeunesse, apte à prendre en charge les problèmes de la jeunesse. Cela passe d’abord par une bonne politique d’éducation et de formation, le développement d’infrastructures sportives et socio-éducatives, la promotion et le financement d’activités génératrices de revenus, afin de faciliter leur insertion dans la vie socio-économique locale et constituer un rempart contre l’exode rural. Une redynamisation du mouvement associatif et l’encadrement des jeunes par la création de GIE devraient entre autres, permettre de consolider l’aspect organisationnel, préalable à l’accès au financement.

Pour une bonne promotion des sports dans la commune, il faut mettre à la disposition des jeunes des infrastructures et équipements sportifs de qualité. En ce sens, il faut augmenter les terrains de football et les aménager, doter les associations sportives et culturelles (ASC) de matériels et construire un foyer pour les jeunes.

TABLEAU SYNOPTIQUE JEUNESSE, SPORT ET LOISIR

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Existence d’une

– Absence d’infrastructures de – Construire un terrain

population jeune ;

jeunesse de sport et de loisir ; multifonctionnel ;

– Formation (restauration, boulangerie) -Formation acquise dans l’informel (Menuiserie, électricien, plomberie ; santé) – Existence d’ASC – Existence de terrains aménagés dans certains villages; -possibilités de création d’emploi autour des forages existants – Participation a certaines activités citoyennes ; – Organisation d’un tournoi communal de

– Insuffisance de l’encadrement au niveau de la jeunesse ; – Absence de structures de formation professionnelle. structure plus proche : Ranérou (28 km) -Absence de pratique dans les formations professionnelles – Manque de formation des jeunes dans la gestion et la maintenance des forages – Faiblesse du niveau organisationnel des jeunes ; – Absence de foyers des jeunes – Insuffisance de formation des jeunes ;

– Construire et équiper un foyer des jeunes ; – Créer des structures d’encadrement ; – Former les jeunes dans la gestion et la maintenance des forages – Appuyer l’organisation des jeunes et la formalisation des ASC ; – Renforcer les capacités des jeunes ; – Elaborer et mettre en œuvre des projets pour les jeunes ; – Accompagner et financer les jeunes porteurs de projet ; – Aménager les terrains au niveau de chaque zone ; – Appuyer les ASC en équipement et les subventionner

la jeunesse (navétanes) ;

– Chômage des jeunes ; – Difficultés d’accès au financement ; – Faiblesse des capacités entrepreneuriales ; – Manque de projets et d’initiatives locales des jeunes ; – Absence de politique d’emploi des jeunes au niveau de la Commune – Difficultés de la commune à intégrer la migration dans la politique de la commune – Absence de statistique sur les migrations ; -Absence d’association de migrants de retour, – Terrains de jeu insuffisants et non aménagés ; – Non formalisation de certaines ASC ; – Manque de formation des arbitres – Manque de sécurité

-Asseoir une politique d’emploi pour les jeunes – Installer des périmètres maraichers. -Mettre en place des projets d’embouche ovine et d’aviculture. -Mettre en place des projets de transformation des produits non ligneux – Mettre en place une unité de transformation laitière. – Ouvrir la porte aux partenaires sur les opportunités d’emploi

1.8. Culture et tourisme

Concernant l’aspect culturel, on note un certain attachement de la part des populations des ethnies toucouleurs et peulh. La population de la commune n’a pas échappé à cette règle. Le patrimoine culturel est encore sauvegardé à travers des cérémonies traditionnelles ; même si l’exode des jeunes commence à influer sur certaines pratiques de la communauté. Au-delà de ces cérémonies, les populations de la commune véhiculent leur culture à travers des manifestations culturelles, souvent organisées par les jeunes regroupés dans les ASC. En terme d’infrastructure à caractère culturel (foyer des jeunes, foyer socioculturel, etc.) aucune n’existe au niveau de la commune de Oudalaye. Malgré les nombreuses potentialités touristiques et artistiques dont dispose la commune de Oudalaye (sites historiques, diversité faunistique…), l’activité touristique reste marginale et ne contribue guère au développement de la collectivité territoriale.

De son actif seul, la RBF (Réserve de biosphère du Ferlo) présente un écosystème diversifié avec l’existence de grandes vallées (Ferlo, Thiangol Mangol, Mboune) et de mares provenant d’eau de pluie et de ruissellement pour l’abreuvement du bétail, des populations et le rechargement de la nappe phréatique. Il s’y ajoute l’existence de plusieurs types de végétation (savanes arborées, arbustives et herbacées, des forêts galeries et des steppes, etc.) occasionnant par endroit un micro – climat exceptionnel qui favorise la présence de sites de refuge et de repos de la faune pendant les périodes de canicules et l’existence de zones d’accueil pour les établissements humains. C’est un éco tourisme actif et développé.

Le riche héritage culturel de la zone devrait être un important levier pour le développement du tourisme et de l’artisanat.

TABLEAU SYNOPTIQUE CULTURE ET TOURISME

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Existence de sites

– Absence d’infrastructures et

– Mettre en place un foyer

cultuels (mosquées) ; d’équipements socioculturels

socioculturel dans la

– Existence de la RBF ; adéquats ;

commune ;

– Existence de forêts – Manque de salle de spectacles – Promouvoir le patrimoine

classées.

– Insuffisance de sites

culturel, touristique et

– Existence du parc de touristiques ;

artistique de la zone ;

Katané – Site historique

– Absence de structures d’accueils (hôtels et

– Créer des infrastructures touristiques (hôtels et

(Madina Amadou

campements de chasse) ;

campement de chasse) ;

Samba Polèle)

– Manque de formation et

– Créer des zones

d’organisation du sous-secteur – L’absence d’organisations

touristiques ; – Organiser et Former les

destinées à la promotion du

acteurs du sous-secteur ;

patrimoine touristique

– Valoriser les lieux de cultes

communal ;

et des sites religieux ;

– Absence de politique de

– Moderniser les cités

valorisation du potentiel

religieuses.

touristique.

II. PROFIL ECONOMIQUE Graphe 05 : infrastructures socio-économiques et techniques de la commune de Oudalaye

2.1. SECTEURS PRODUCTIFS

2.1.1. Agriculture

Dans la Commune de Oudalaye, l’agriculture est peu pratiquée du fait du classement en réserves de faune à plus de 80% de l’espace territorial et de l’irrégularité récurrente des pluies. Elle vient en seconde position après l’élevage et concerne principalement les cultures vivrières. L'agriculture dans la commune de Oudalaye est principalement pluviale et dépend fortement de la quantité et de la distribution des pluies saisonnières, ce qui rend la commune très vulnérables aux effets du changement climatique. Mais elle occupe une place encore importante dans la vie économique des habitants, même si sa pratique est restée jusque-là

traditionnelle. C’est une agriculture de proximité, pratiquée non loin des villages et, parfois, juste derrière les habitations. Cette activité est pratiquée sur une superficie d’environ 4600 ha soit moins de 1% du territoire de la Commune. Les principales spéculations sont le mil, le sorgho, le sésame, le niébé et la pastèque. Il faut noter aussi que la main d’œuvre locale est à majorité jeune dans la commune. Le matériel agricole est essentiellement composé de matériels à traction animale tels que les houes et les semoirs. Il est marqué par son caractère vétuste et insuffisant. Pour ce qui est des intrants agricoles, il faut noter que les semences proviennent le plus souvent de la récolte précédente ou sont achetés au niveau des marchés hebdomadaires. D’après les ateliers de diagnostic participatifs les producteurs voient rarement les produits subventionnés. Pour ce qui est de l’engrais, il est à noter que c’est l’engrais minéral qui est utilisé avec le parcage des animaux dans les champs. Du fait de l’enclavement de la zone, l’engrais chimique coûte très cher ; il est d’ailleurs rarement disponible. Il en est de même des pesticides qui sont très peu utilisés, malgré la fréquence des invasions acridiennes et des attaques d’oiseaux granivores. Malgré l’absence de statistique sur la production, de l’avis des populations le plus important en termes de production rester le mil qui constitue la première source d’alimentation chez le Peulh. Le maïs vient ensuite en seconde position. En plus de ces types d’agricultures, les femmes s’adonnent de plus en plus au maraîchage notamment dans les villages disposant de gros forages : Loumbol Samba Abdoul, Fourdou etc. Cette activité constitue une source d’apports vivriers et de revenus non négligeable pour ces familles. L’agriculture fait face à plusieurs difficultés parmi lesquelles on peut citer notamment : – une pluviométrie déficitaire et irrégulière ; – une insuffisance des intrants agricoles en quantité et en qualité ; – un matériel agricole insuffisant et vétuste ; – une fréquence des invasions de criquets et d’oiseaux granivores ; – un enclavement très poussé de la Commune. Le développement de l’agriculture passe par la levée de ces contraintes et le développement du maraichage qui est pratiquée d’une manière très timide. D’énormes potentialités s’offrent à ce sous secteur avec l’existence de beaucoup de mares dans la zone.

TABLEAU SYNOPTIQUE DE L’AGRICULTURE

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Disponibilité des terres propices à l’agriculture ;

– Insuffisance des terres aménagées ;

– Enrichir les sols ; – Equiper les producteurs

– Potentiel arable de 4600 – Classement des terres à 80%

ha ;

de l’espace communale ;

en matériel moderne ; – Faciliter l’accès des

– Disponibilité de la main d’œuvre agricole ;

– Pauvreté des sols ; – Irrégularité et baisse de la

producteurs aux intrants et semences de qualité pour

– Existence d’infrastructures et d’équipements agricoles (périmètres agricoles, maraichers, magasins de

pluviométrie ; – Insuffisance de matériels agricoles adéquats – Difficulté d’accès et insuffisance d’intrants agricoles

améliorer les rendements ; – Utiliser les semences à cycle court ; – Aménager des bassins de rétention ;

stockages…) ; – Main d’œuvre locale à majorité jeune ;

(semences de qualité, engrais et produits phyto) ; – Manque d’eau et de grillage

– Sécuriser les champs ; – Renforcer l’encadrement et l’assistance technique

Existence de 28 forages, pour le maraichage ;

des producteurs ;

211 puits traditionnels et – Fréquence des attaques par – Acquérir des

modernes et 128 points d’eau (mares et

les criquets et oiseaux granivores ;

infrastructures de transformation et de

marigots)

– Divagation des animaux

conservation ;

– Existence

cause des conflits ;

– Renforcer la lutte contre

d’organisations

– Insuffisance d’infrastructures les insectes et les oiseaux

dynamiques de femmes dans l’agriculture et le maraichage (GIE, GPF…)

de transformation et de conservation ; – Déficit d’encadrement et d’assistance technique ;

– Mettre en place un système de financement adapté aux activités agricoles.

– Existence de projets et – Non accès au système de

programmes agricoles

financement.

(PRODAM/CSA,

– Retard de semence

PFNAC..) ;

– Existence de PAACC.

2.1.2. Elevage et les productions animales La situation de la Commune de Oudalaye en plein Ferlo fait de l’élevage la principale activité économique des populations. Il est pratiqué sous sa forme extensive et traditionnelle avec, comme facteurs favorables, les vastes étendues de pâturages naturels et un réseau important de mares et de puits pour l’abreuvement du bétail. Le cheptel est estimé à environ 259 901 têtes avec une nette dominance des ovins qui constituent près de 41% de l’ensemble du bétail. Graphe 06 : estimation de cheptel de la commune de Oudalaye en 2017.

Source : PAACC Oudalaye 2017 L’analyse de ce graphique montre la prédominance des ovins qui représentent 41% du cheptel, Il s’en est suivi des caprins et bovins avec respectivement 20% et 19,73% et les autres complètent la manche avec 18,27%. L’importance donnée à chaque espèce diffère de l’autre. L’élevage de l’espèce bovine, ovine et équine est respectivement considéré comme les plus importants du fait des moyens humains, financiers et matériels qu’ils mobilisent. Quant aux asins et aux équins, ils sont utilisés comme animaux de trait. Leur utilité réside d’une part dans leur force de travail et d’autre part dans leur capacité à assurer le transport des personnes et des biens. La volaille (poules, canards, pintades) quant à elle est très importante, elle est présente dans presque toutes les maisons. C’est les femmes qui s’activent plus dans ce type d’élevage. Elles leur permettent par la vente d’obtenir des revenus leur permettant de satisfaire des besoins de divers ordres. Le système d’élevage extensif justifie la transhumance du cheptel. Ce phénomène est une des caractéristiques de la zone du Ferlo. La transhumance est observée en saison sèche et au début de l’hivernage (janvier à août), période durant laquelle les troupeaux se déplacent à la recherche de pâturage en cas d’épuisement des stocks disponible. Les pâturages constituent la principale source d’alimentation du cheptel et l’aliment de bétail est utilisé en appoint. C’est pourquoi, un système d’achat d’aliment de bétail subventionné financé par l’Opération Sauvegarde du Bétail existe dans la commune pour faciliter l’accès à l’aliment de bétail aux éleveurs.  Infrastructures Pastorales

Tableau 8 : Inventaire des infrastructures pastorales de Oudalaye

Infrastructures Forages pastoraux Puits forages Parcs à vaccination Magasins d’aliment de bétail Abreuvoir Mares aménagées Poste veto

Nombre 13 02 14 08 05 01 01

Localisation Oudalaye, Loumboul, Petiel, Fourdou, Younouféré, Wendou Makam, Mbam, Salalatou, Damarame, Ngoyedji, Patouki, Lougui thiekodji, Kore kaby Koré Kaby et Mbam Oudalaye, Loumboul, Petiel, Fourdou, Younouféré, Wendou Makam, Salalatou, Bely laobe, Asre kodile, Deya Ba, Ngoyedji, Damarame, Wouro gueye et Patouki Oudalaye, Loumboul, Petiel, Fourdou, Younouféré, Wendou Makam, Salalatou et Ngoyedji Ouré, Boulone Séno, Dendoudy Dow, Mbane Asre gueda Younouféré ;

Unités pastorales

Loumbol Samba Abdoul

Source : SDEL Ranérou, enquête PDC 2020

Observation Tous fonctionnels, Tous en fer

38.170 ha mise en place par le PRODAM

Un déficit en équipements et infrastructures est noté dans la commune de Oudalaye. En effet on note une absence de poste vétérinaire et un parc à vaccination pour 806,57 km2. Ceci entraîne des déplacements sur de longue distance pour le bétail durant la campagne de vaccination.

 Productions Vu l’importance du cheptel de la commune il faut dire que la production est assez significative comme le montre le tableau suivant.

Tableau 9 : Evolution des Productions de viande par tête entre 2017 et 2019

Spéculations

2017

Bovins

5343

Ovins

3070

Caprins

4907

Source : SDEL Ranérou enquête PDC 2020

2019 9240 1620 7236

Entre 2017 et 2019 la production de viande a considérablement augmentée pour les bovins et caprins tandisque celle des ovins a connu une diminution. Ainsi l’absence d’abattoir et d’aire d’abatage dans toute l’étendu de l’espace communale favorise l’abatage clandestin. Cette augmentation de la production a un effet positif sur les besoins des protéines animales de la

part des populations et cela favorise l’amélioration de leur situation nutritionnelle en particulier des enfants.

L’absence des statistiques sur la production du lait ainsi que les peaux et cuire limite l’analyse. Mais néanmoins, de l’avis des populations, beaucoup de lait se produit durant l’hivernage surtout. La filière lait locale est inorganisée, la production est artisanale et la commercialisation informelle. Malgré l’avantage que cette filière porte, l’absence d’unités de transformation des produits animales limite le développement de cette activité qui devrait contribuer au renforcement nutritionnel de la population avec la diversification alimentaire et les apports nutritifs des produits de l’élevage (viande, lait, huile..) pour la croissance surtout des enfants.

 Sante animale L’Etat a mis en place un dispositif de protection et de surveillance sanitaire des animaux. Il s’agit des campagnes annuelles de vaccination qui sont planifiées au niveau national et d’un dispositif de séro-surveillance pour lutter contre certaines maladies animales. Les maladies endémiques rencontrées dans la zone sont principalement les pasteurelloses bovines et ovines, la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), la peste des petits ruminants (PPR), la dermatose nodulaire cutanée, la peste équine, la maladie de Newcastle et la fièvre de la vallée du Rift. On note également quelques maladies parasitaires comme le botulisme et la trypanosomiase. L’état prend en charge chaque année la vaccination des trois maladies que sont la PPCB, la dermatose nodulaire cutanée et la PPR et le reste au besoin et à la demande du propriétaire.

Tableau 10 : Evolution de la vaccination du cheptel dans la commune entre 2016 et 2019

Spéculations

2016

Bovins

22110

Ovins /Caprins

142062

Equins

Asins

Camelins

Volailles

1201

2019 27569 118129 1000 0 0 1000

 Le Personnel encadrement

Personnel Agents Techniques Auxiliaires

Nombres 2 5

Localité Younoufere, Oudalaye Younoufere, Oudalaye , Loumboul , Kack, Fourdou

Les agents techniques vétérinaires sont assistés par des auxiliaires dont la qualification est très limitée, constituant une menace pour la santé animale. Ce déficit de personnel pousse les éleveurs à faire de l’automédication ce qui est un danger pour le cheptel. Des sessions de formation et de renforcement de capacités des auxiliaires vétérinaires doivent être initiées pour une meilleure couverture sanitaire du bétail. Il faut également doter le personnel vétérinaire de moyens logistiques leur permettant d’accéder à certaines zones enclavées afin d’assurer une meilleure couverture sanitaire. Tout comme les autres activités, la production animale connaît une répartition suivant le sexe. Les femmes s’adonnent de plus en plus à l’élevage surtout des petits ruminants. Le gros bétail reste souvent à la charge des hommes. Les jeunes s’engagent dans la pratique d’embouche bovine et ovine avec les races améliorées. Le développement de l’élevage est entravé par les contraintes liées à la santé animale et la qualité des races. En effet, la faible couverture vaccinale du cheptel et l’insuffisance d’agent et d’auxiliaires vétérinaires constituent des problèmes pour la santé animale. En outre, l’amélioration des races est entravée par la faible adhésion des éleveurs à l’insémination artificielle. De plus l’Elevage souffre aujourd’hui de la dégradation continue des conditions climatiques qui se manifeste, entre autres, par un rétrécissement du tapis herbacé et le tarissement précoce des mares.

TABLEAU SYNOPTIQUE DU SECTEUR DE L’ELEVAGE

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Existence d’un cheptel important et diversifié ;

– Insuffisance de parc à vaccination et d’abreuvoir – Vétusté des parcs à

– Construire des abreuvoirs – Construire d’autres

– Existence de pâturage herbacé et aérien et de points d’eau ; – Existence d’une

vaccination existant ; – Absence d’abattoir et d’aire d’abattage dans la commune ; – Abattages clandestins ; – Faiblesse du potentiel

parcs à vaccination ; – Réhabiliter les parcs à vaccination vétustes ; – Construire des abattoirs modernes pour chaque

zone à priorité pastorale, – Existence d’unités pastorales ;

génétique ; – Faible couverture de la santé animale ; – Absence de pharmacie vétérinaire et

zone ; – Installer une unité de transformation laitière ; – Mettre en place une

– Classement des terres à 80% de l’espace communale ; – Existence d’infrastructures

cherté des médicaments ; – Manque de postes vétérinaires (Salalatou et Oudalaye) et vétustés du poste de Younouféré ; – Absence d’appui en produits

pharmacie vétérinaire et subventionner les médicaments ; – Prendre des mesures concrètes pour le respect

d’élevage ; – Existence d’organisation d’éleveurs ; – Service technique de proximité ; – Présence abondante de lait pendant la saison des pluies ; – Existence des partenaires, de projets et programmes – Existence d’auxiliaires d’élevage (PRODAM, PASA, PADAER, SAED, PFNAC…) ; – Existence de POAS ; – Existence de PAACC.

vétérinaires de qualités (déparasitant, anabot, antibiotiques etc. …) – Fréquence des feux de brousse ; – insuffisance de pars feux – Non respect des parcours du bétail définis dans le POAS ; – Vol de bétail ; – Difficulté d’accéder à l’aliment de bétail et cherté ; – Fréquence de plusieurs maladies animales ; -Recyclage d’auxiliaires – Insuffisance d’aliments de bétail subventionnés – Absence de véhicule de lutte contre les faux de brousse – Tarissement précoce des mares – Non-respect du plan de gestion environnemental par les transhumants – Absence d’unité de transformation laitière – Absence de campagne de vaccination – Absence de formation sur les techniques de transformation et de conservation des produits animales – Faible introduction des races améliorées – Absence de culture fourragère – L’utilisation des médicaments de contrefaçon dans les marchés hebdomadaires et auto médication ; – Manque de formation conservation des produits animales ; – Non accès au système de financement.

des chemins de parcours du bétail défini dans le POAS ; – Renforcer la lutte contre les feux de brousse ; – Créer d’autres pars feux dans toutes les zones ; – Former les éleveurs en technique d’embouche et les sensibiliser davantage sur l’insémination ; – Former de manière rationnelle les auxiliaires vétérinaires pour améliorer la couverture ; – Construire des magasins de référence pour aliment de bétail ; – Organiser des foires au bétail – Appuyer le service vétérinaire en moyens logistiques ; – Lutter contre le vol de bétail ; – Former les éleveurs en technique de conservation et de transformation des produits animaux; – Mettre en place un système de financement adapté aux activités de l’élevage.

2.1.3. Foresterie

La commune de Oudalaye abrite deux types de forêt dont celui géré directement par elle et appartenant au domaine protégé et ceux sous la gestion du service des Eaux et Forêts et appartenant au domaine classé. Ces derniers sont au nombre de trois (03) dont deux (02) réserves de faune (Ferlo Nord : classée par le décret n° 72-346 du 02-03-1972 et Ferlo Sud :

classée par le décret n° 72-347 du 08-04-1972) et une (01) réserve sylvo- pastorale (RSP Younouféré) classé en 1952 par le Décret n°6450 du 08/04/1952.

Les réserves occupent près de 80% de la commune et recèlent une importante population faunique avec des espèces variées. Le tableau suivant donne la situation des réserves dans la commune de Oudalaye.

Tableau 11 : Les réserves dans la commune de Oudalaye

Type de forêt Réserve de faune du Ferlo Nord (RFFN) Réserve de faune du Ferlo Sud (RFFS) Réserve sylvopastorale de Younouféré Total Source : SDEF Ranérou 2020

Superficie en Ha 487 000 663 700 49 400 1 200 100

Observations Gérée par les Parcs Nationaux dont 150 000 ha appartenant au département de Podor, soit 337 000 ha situés dans les départements de Matam et Ranérou (commune Oudalaye) Gérées par la Direction des Eaux et Forêts. Une partie des 663 700 ha est située dans la commune de Vélingara Ferlo

La réserve Nord a pour objectif la préservation des écosystèmes sahéliens fragilisés par la sécheresse et la sauvegarde des dernières populations de faune sauvage caractéristiques du domaine sahélo-saharien. C’est en 2003 que l’enclos de Katané de 100 ha y a été mis en place avec un effectif départ de 8 Oryx, 7 gazelles ndama Mhorr et plus tard en 2007, 26 gazelles dorcas. En 2018 après l’extension de l’enclos à 1200 ha, le résultat de l’inventaire donne 425 Oryx, 14 gazelles ndama, signe d’un bon comportement et d’une bonne acclimatation des Oryx mais aussi et surtout une acceptation des populations qui demandent une démultiplication de cet enclos au bénéfice des enfants.

Les ressources forestières exploitées sont les produits ligneux et les produits de cueillette. Les espèces végétales ligneuses recensées sont : Acacia Sénégal, Acacia seyal, Acacia raddiana, Combretum glutinosum, Ziziphus mauritiana, Balanites aegyptiaca, Boscia senegalensis, Adansonia digitata, Grevia bicolor, Combretum micranthum, Acacia microstachia, Pterocarpus lucens, Pterocarpus erinaceus, Anogeissus leiocarpus, Acacia nilotica, Sclerocaria birrea, Mitragyna inermis, Federbia albida, Bombax costatum, Adenium obesum, Piliostigma reticulata, Bauhinia rufescens.

En plus des produits de cueillette telle que le jujube et le pain de singe souvent commercialiser par les jeunes et les femmes, de fruits de Ziziphus mauritiana (Jabé), de

Balanites aegyptiaca (murtodé) et de Adansonia digitata (mbohé), il y a la gomme arabique (datié) et le bois mort qui peuvent bien profiter aux populations parce que bien recherchés. De l’avis du SDEF, les ressources forestières connaissent une nette reconstitution notamment dans la partie sud de la commune du fait de l’augmentation de la pluviométrie au niveau de cette zone. Par ailleurs, l’appui des partenaires dans le cadre de la lutte contre les feux de brousse avec la création et la redynamisation des comités de lutte ainsi que leur équipement en petit matériel y ont joué un rôle capital. De même des sensibilisations sur des thèmes relatifs à la protection de l’environnement ont contribué à cette situation de reconstitution de la végétation. Du point de vu infrastructure, la commune de Oudalaye comprend l’unité pastorale de Loumbol Samba Abdoul (LSA) et le terroir pastoral d’Oudalaye contenu dans l’UP de Malandou de l’arrondissement de Wouro Sidy département de Kanel. L’UP de LSA compte 8 villages et s’étend sur 38.170 ha. Huit (08) autres UP sont mises en place par le PADAER et le PASA Loumakaf. Des réalisations de pépinières communautaires bien réussies ont permis la plantation d’Acacia Sénégal, de Balanites aegyptiaca et de Ziziphus mauritiana mises en place en 2004/2005 par le PGIES et le PRODAM avec l’appui du service forestier pour un total de 400 ha entièrement clôturés et aujourd’hui exploitables. En 2017/2018, un total de 467 ha de plantations est réalisé dans la commune par le PFNAC et l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV) sous la supervision du secteur forestier de Ranérou Ferlo. Au même moment 100 km de pare feux sont ouverts par le PFNAC (75 km) et le PADAER (30 km). Au total au niveau de l’espace communal, le réseau de pare feu qui existe est long de 465 km. Malgré tout, les principaux facteurs qui entravent ce secteur sont les feux de brousse, les coupes abusives et l’exploitation clandestine de charbon. Néanmoins la lutte sans relâche de ces charbonniers clandestins est poursuivie par le secteur forestier qui, a rédigé des Procèsverbaux (PV) et fait d’énormes saisies. La commune présente des atouts importants en matière de résilience à l’insécurité alimentaire et aux changements climatiques. L’analyse de ce secteur montre qu’il constitue un levier stratégique pour la création de revenus pour les populations de la commune. Mais la

collecte tout comme la commercialisation des produits forestiers sont mal organisées et se pratiquent de façon individuelle et donc sans contrôle du fait de l’éloignement du secteur forestier.

TABLEAU SYNOPTIQUE DU SECTEUR FORESTIER

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Existence de réserves de faune du Ferlo Nord et Sud;

– Exploitation abusive des ressources forestières ; – Récurrence des cas de

– Redynamiser les comités de lutte contre les feux de brousse ; – Equiper les comités de lutte en

– Présence de réserve sylvopastorale de Younouféré (49400 ha) ; – Fort potentiel de ressource forestière (exploitation produits non ligneux) ; – Existence de grandes parcelles fourragères et de reboisement avec l’appui de l’ASERGMV ; – Existence d’un réseau de pare feux (465km) ; – Intervention de plusieurs programmes, projets et ONG dans le cadre de la mise en œuvre des activités de développement (PGIES, PRODAM, PASA Loumakaf, PADAER, PFNAC, ANGMV , USAID/Yélitaré) ; – Existence de 12 UP disposant de plans d’aménagement et de gestion.

feux de brousse ; – Coupes abusives du couvert végétal ; – Dégradation du sol du fait de l’érosion hydrique et éolienne ; – Manque d’entretien régulier des pare feux ; – Manque d’équilibre dans les interventions des projets et programmes ; – Faible prise en compte d’actions relatives à la protection de l’environnement ; – Manque de moyens de fonctionnement des organes des UP (bureau et commissions) – Absence de conventions entre la commune, le service des Eaux et Forêts et les UP ; – Manque d’application des plans de gestion des UP ; – Manque de valorisation au niveau local des produits forestiers non ligneux ; – Manque d’organisation des filières des produits forestiers non ligneux. – Mauvaise technique de saigner des gommiers – utilisation abusive du bois mort

petit matériel ; – Mettre en place une stratégie de lutte contre les feux de brousse à travers des sessions de sensibilisation ; – Promouvoir l’installation de nouvelles parcelles de reboisement et de fourrage avec l’appui des partenaires ; – Entretenir annuellement les pare feux ouverts ; – Favoriser les zones les plus enclavées dans le cadre de l’intervention de nouveaux partenaires ; – Renforcer les actions relatives à la préservation de l’environnement ; – Mettre en place des lignes budgétaires pour un meilleur fonctionnement des organes des UP ; – Elaborer des conventions entre la commune, le service des Eaux et Forêts et les UP ; – Mettre en place des unités de transformation des produits forestiers non ligneux au profit des femmes ; – Mettre en place des organisations en charge de l’exploitation et de la commercialisation des produits forestiers non ligneux ; – Mettre en place un dispositif permanent de sensibilisation auprès des femmes sur la préservation des espèces productives de produits forestiers

– Absence d’Unité de transformation et de conservation des produits non ligneux .

non ligneux contre les feux et les coupes abusives. – Sensibiliser, informer, éduquer et former les populations sur l’intérêt de la protection de l’environnement

2.1.4. Commerce et services

De par son caractère transversal, le secteur du commerce pourrait être un véritable catalyseur pour le développement de la commune. Les activités commerciales de la commune de Oudalaye sont beaucoup plus notées dans les villages proches de la route nationale 03 de par leur position stratégique. Le commerce dans la commune porte sur les denrées de premières nécessités (sucre, savon, riz, huile etc.) pour les commerçants détaillants et sur les produits Agricoles (les produits d'élevage, d'exploitation forestière, et ceux provenant des cultures céréalières et horticoles). Par ailleurs, l’existence de boutiques aux niveaux quartiers /villages assurent quotidiennement les services marchands. Les flux commerciaux sont relativement importants dans la commune et jouent un rôle prépondérant pour le développement de la zone.

Le département de Ranérou Ferlo compte une dizaine de marchés hebdomadaires (loumas) dont les cinq se trouvent dans la commune de Oudalaye. Ces loumas permettent le ravitaillement de la plupart des ménages et la commercialisation du bétail.

Tableau 12 : Présentation des marchés de la commune Localisation des loumas Mbam mango Younouféré Naouré Fourdou Houdalaye

Jour des loumas Lundi Samedi Lundi Dimanche

Notons que les femmes jouent un grand rôle dans l’évolution de ce secteur. Plusieurs d’entre elles individuelles ou organisées en groupement s’activent dans le petit commerce de détails de produits divers, de produits halieutiques, de produits pastoraux et des produits forestiers non ligneux. Les revenus tirés de cette activité permettent à ces femmes d’améliorer leurs conditions de vie et celles de leur ménage.

Cependant, Oudalaye, à l’image des autres communes du département voit le développement du commerce être confronté à l’enclavement de la zone, l’absence de pistes de production entre les différents marchés, l’impraticabilité des pistes en hivernage occasionnant des pannes

de véhicule de transport de marchandises. Le manque d’organisation des commerçants et le défaut de formalisation de ces derniers ainsi que l’absence d’institutions financières décentralisées pour les financements des activités économiques sont également des contraintes au développement de ce secteur. En outre, il convient de signaler que la plupart des marchés hebdomadaires ne contribuent que faiblement à l’économie du département et à l’autonomie financière des collectivités territoriales donc à l’amélioration du service public local. En termes de solutions, le secteur nécessite de grands investissements et une organisation à la hauteur de l’aspiration des populations. Pour cela, le partenariat public-privé comme alternative reste un levier qui permet à la commune d’impulser l’emploi et l’acquisition d’infrastructures de dernière génération.

TABLEAU SYNOPTIQUE COMMERCE ET SERVICES

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Position géographique

– Enclavement de la commune ; – Aménager des pistes de

stratégique (traversée par – Impraticabilité des pistes en production pour

la RN3) ;

hivernage ;

désenclaver certains

– Existence de boutiquiers détaillants ;

– Absence de moyens de transport des produits ;

villages ; – Appuyer l’organisation

– Diversité des produits de – Absence de commerçants

des commerçants ;

commerce (fruits, légumes grossistes ;

– Renforcer les capacités

etc.) ; – Existence de 5 marches

– Insuffisance des stocks ; – Manque d’organisation et de

des commerçants ; – Renforcer la

hebdomadaires ;

formation des acteurs ;

surveillance des prix par

– Existence de marchés

– La cherté des coûts de

le service de contrôle

permanents dans la

transport qui se répercute sur économique ;

majorité des grands villages

les prix des produits ; – Faible pouvoir d’achat des

– Respecter la réglementation en

– Existence de magasins populations ;

matière de commerce ;

de stockage ;

– Accès difficile au crédit ;

– Faciliter l’accès au

– Existence de produits agricoles, d’élevages et ses sous produit ainsi que

– Absence de structures financières ; – Rareté de certains produits;

crédit ; – Incitation aux structures financières d’intervenir

de produits forestiers non – insuffisance de magasins de dans la zone ;

ligneux.

conservation.

– Construire des

– Le non payement des dettes. magasins de

– absence de boutique témoin conservation dans

chaque zone ;

– Réaliser des banques

de céréale ;

2.1.5. Artisanat

Malgré la présence d’un potentiel non moins important, l’artisanat évolue de manière traditionnelle et informelle dans la commune de Oudalaye. Il concerne les produits d’usage courant. On note une grande motivation au niveau des acteurs qui mettent en valeur les ressources du terroir. Les corps de métier ainsi répertorié sont les suivants : potiers, teinturiers, tisserands, forgerons, mécaniciens, soudeurs, tailleurs, boulangers, maçons, menuisiers et cordonniers. Cet artisanat se développe surtout autour des grands villages notamment les zones ou les populations ont accès à l’électricité.

Ce secteur connait quelques problèmes dus en grande partie à l’insuffisance de formation des acteurs, le sous équipement, la difficulté d’accès au financement, la difficulté d’accès à certaines matières premières (cordonnerie) comme les peaux tannées. A ces contraintes il faut ajouter l’enclavement et la faiblesse du taux d’électrification de la commune.

Du point de vue organisationnel, les artisans de la commune ne disposent pas d’organisation professionnelle digne de ce nom. La non affiliation à la Chambre des métiers de Matam constitue un frein pour le développement et la bonne marche de ce secteur.

A bien voir, toutes ces contraintes sont sous-jacentes à un manque d’organisation de la part des artisans ce qui paralyse le développement du secteur.

Toutefois le département de Ranérou Ferlo abrite un centre de formation professionnelle qui devrait aider au renforcement de capacité de la part des acteurs. Ces contraintes auxquelles fait face l’artisanat pourraient trouver un début de solution à travers la politique de l’approche territoriale de la formation technique et professionnelle initiée et mise en œuvre par les pouvoirs publics dans le cadre de la lutte contre le chômage des jeunes. L’appui pour l’accès au matériel de production, la mise en œuvre de programmes de formation technique et professionnelle et la structuration des artisans au sein d’une organisation affiliée à la chambre de métiers ont été identifiés comme solution à ces contraintes.

Potentialités/ Atouts – Position géographique stratégique (traversée par la RN3) ; – Plusieurs corps de métiers existants ;

TABLEAU SYNOPTIQUE ARTISANAT

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Manque d’organisations ;

– Mettre en place une

– Enclavement de la

organisation locale solide ;

commune

– Renforcer la compétence des

– Faible niveau de formation artisans ;

et de qualification

– Créer des liens entre les

professionnelle des artisans ; artisans locaux et les chambres

– Difficultés d’accès à

consulaires ;

– Existence de CFP à Ranérou ; – Existence de main d’œuvre et de savoirfaire local ; – Existence de certaines matières premières.

certaines matières premières ; – Insuffisance d’encadrement par les structures de tutelle ; – Non affiliation aux chambres consulaires de certains artisans ; – Insuffisance de matériels et vétusté de l’existant ; – Absence d’électrification pour certains villages ; – Difficultés d’écoulement des produits.

– Appuyer à l’affiliation à la chambre des métiers ; – Inscription au répertoire des métiers ; – Appuyer en matériels les artisans ; – Faciliter l’accès au financement en rendant souple les modalités ; – Renforcer la couverture électrique ; – Mettre en place un espace d’exposition et de vente adapté aux produits.

2.2. SECTEURS D’APPUI A LA PRODUCTION 2.2.1. Transport et désenclavement

Le transport constitue un secteur clé pour le développement économique et social de commune. En effet la commune de Oudalaye est caractérisée par son enclavement et l’impraticabilité de ses pistes, notamment durant l’hivernage. La seule route bitumée est la RN3 qui relie Linguère – Matam pour un tracé de 125 km. Les pistes de production latéritique qui relient la RN3 à la Commune de Oudalaye sont les suivantes :  RN 3 – Younouféré -Mboul Bokki pour une distance de 18 km ;  RN 3 – Fourdou distant de 2,5 km ;  RN 3 – Loumbol samba Abdoul distant de 3 km ; Ces pistes sont en état de dégradation très avancée. En outre, les difficultés de transport sont aggravées par l’insuffisance de moyens logistiques. Les déplacements des populations sont pour la plupart assurés par des horaires et par des charrettes qui sillonnent les principales voies de la commune. Les populations sont exposées à un danger permanent du fait des conditions dans lesquelles s’effectue le transport (les populations voyagent avec le bétail). Les véhicules de transport qui relient cette localité à Ranérou quittent hebdomadairement et parfois occasionnellement. C’est ainsi qu’il est nécessaire de désenclaver certaines localités de la commune afin de faciliter la mobilité des populations et la commercialisation des produits agricoles.

L’enclavement d’Oudalaye fait que le bétail est plus accessible que le poisson qui est une denrée rare provenant assez irrégulièrement d’Ourossogui. Toutefois, la situation s’est un peu améliorée depuis la réalisation de la route RN3 en 2010 avec le tronçon Ranérou-Linguère. Le transport joue un rôle important dans la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Par conséquent, le désenclavement de la commune sera également renforcé avec la construction de pistes de désenclavement dont les tracés sont précisés dans le Plan d’Occupation et d’Affectation des Sols de Oudalaye.

TABLEAU SYNOPTIQUE TRANSPORT ET DESENCLAVEMENT

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Commune traversée par la – Enclavement de la

– Ouvrir d’autres pistes de

RN3;

commune

production pour

– Existence de 03 pistes de – Pistes en état de

désenclaver la commune ;

production;

délabrement très avancée ; – Réhabiliter les pistes

– Existence de véhicules de – Pistes impraticables en

existantes ;

transport en commun,

hivernage ;

– Renouvellement du parc

charrettes et de taxis motos ; – Existence d’horaires – Existence de POAS

– Insuffisance des moyens de transport et d’infrastructures routières ;

automobile de la zone ; – Appuyer l’organisation du secteur.

comme document de référence pour le tracé des

– Vétusté du parc automobile – Mauvaise organisation du

– Créer des tableaux d’indication routière

pistes de désenclavement.

secteur. – Pas de tableau d’indication (signalisation)

2.2.2. Energie

L’utilisation de l’énergie répond au besoin d’éclairage et de cuisson. Les principales sources d’énergie utilisées dans la commune sont le bois de chauffe, l’électricité, l’énergie solaire et les produits pétroliers dans une moindre mesure. Le bois de chauffe, facilement accessible dans l’environnement immédiat, est utilisé par plus de 95% de la population pour la cuisson des repas, au détriment du gaz butane dont le prix est très élevé. En ce qui concerne l’énergie électrique, sa présence est très limitée dans la commune. A l’image de tout le département de Ranérou dont le taux d’électrification est très faible avec seulement 4%, la commune de Oudalaye se distingue par la pauvreté de son réseau. Seuls les 06 villages sont couverts dont les 04 fonctionnent avec des panneaux solaires (Samba Doguél, Fourdou, Gassé Diabbé et Younouféré) et les 02 non fonctionnels en continue (Oudalaye et

Kack). Une telle situation se répercute sur le développement socioéconomique de la localité notamment en termes de perte de vigueur des activités économiques. D’autres secteurs de développement humain comme l’éducation, la santé, l’allégement des travaux domestiques sont fortement affectés par l’absence d’électricité.

Donc la couverture parfaite en électricité des villages qui en disposent et l’extension de l’électrification des autres villages de la commune non desservies auraient un effet réel dans le processus de développement par la transformation de la vie des populations. Ils existent cependant des atouts et potentialités (soleil en abondance, vent, biomasse…) qui, utilisés à bon escient pourraient permettre le développement d’autres sources d’énergie notamment les énergies renouvelables l’énergie éolienne, l’énergie solaire et hydroélectrique, et réduiraient, la forte demande non satisfaite. Vu l’étendu de la commune, une large promotion de l’énergie solaire pourrait permettre selon les populations l’éclairage des maisons dans certains villages et de certaines infrastructures sanitaires, éducatives, et culturelles.

L’émergence du secteur énergétique est aujourd’hui une préoccupation majeure dans toutes les collectivités car ces dernières deviennent de plus en plus conscientes de l’impact que le développement de ce secteur peut avoir sur tous les autres.

TABLEAU SYNOPTIQUE DU SECTEUR DE LENERGIE

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Existence du réseau – Non électrification de

– Electrifier les gros villages

électrique; – Existence de

certains gros villages ; – Difficultés d’accès aux

– Améliorer la qualité du service de distribution du courant

panneaux solaires ; – Existence de soleil, vent, biomasse… ;

autres sources d’énergie (pétrole, gaz etc.) pour les ménages ;

électrique dans la commune ; – Faciliter l’accès aux autres sources d’énergie (pétrole, gaz

– Utilisation du bois

– Difficultés d’exploitation du etc.) pour alléger les corvées

mort et du bois de

potentiel énergétique ;

des ménagères ;

chauffe.

– Insuffisance des panneaux – Electrifier par le solaire certains

solaires et cherté des

villages excentrés

installations ;

– Augmenter les panneaux

– Déforestation assez poussée à cause de la recherche de bois morts ;

solaires et réduire les coûts d’installation – Promouvoir l’électrification des

– Entrave aux activités

infrastructures publiques par les

économiques liées à l’énergie. énergies renouvelables.

2.2.3. Postes, télécommunication et services financiers

En matière de télécommunications, il convient de souligner le faible état de développement de ce secteur au niveau de la commune de Oudalaye. Comme atout on peut cependant souligner l’existence de réseau téléphonique dans la commune, même si ce dernier est très faible et quasi inexistant dans beaucoup de village. Par rapport au réseau de téléphonie mobile, support de communication incontournable, il importe de préciser que la commune est couverte par le réseau Orange et dans une moindre mesure par les réseaux Hayo et Expresso. Graphe 07 : la carte de localisation du réseau d’antennes téléphonique du département Cependant, la couverture du réseau de communication est très limitée. Le réseau Expresso n’est plus disponible une fois qu’on quitte les établissements humains situés au bord de l’axe routier Linguère – Ranérou – Matam, encore que cet axe n’est pas couvert de manière universelle. En ce qui concerne le réseau Orange sa couverture est disparate même si elle est présente au moins dans le chef lieux de commune. La faiblesse de la couverture électrique fait que l’accès à internet est également très limité dans la commune. Par conséquent, ce cadre n’offre que peu d’opportunité infrastructurelle

(salle informatique, couverture Wifi…) à la population à l’ère des technologies, de l’information et de la communication.

Les émissions de télévision de certaines stations (RTS1, WALF TV, 2stv, TFM…) sont peu accessibles au niveau de la commune. S’agissant des fréquences radio, on peut souligner l’accès plus facile aux radios locales par rapport à celles nationales qui se trouvent éloignées.

En ce qui concerne les services financiers, les populations ont des besoins énormes en matière de crédit. Elles y ont recours de manière fréquente. En effet, la majeure partie des GPF ont au moins une fois contracté un crédit. Cependant, il est à souligner qu’aucune institution financière, offrant des services de transactions financières ou d’épargne et de crédits, n’est implantée dans la commune ; ce qui constitue une sérieuse contrainte pour les populations qui sont obligées de recourir aux services financiers proposés par celles qui sont présentes à Matam, Ranérou ou Ourossogui.

Ce secteur à caractère transversal présente quelques atouts, à savoir l’existence de systèmes d’épargne traditionnelle (tontines) souvent initiés par les femmes dans le cadre de leurs organisations de base et une communauté assez importante d’émigré et d’agro-pasteurs. Une amélioration du système financier passera par : favoriser l’environnement pour accueillir des structures de financement et faciliter leurs installations, mais aussi un dialogue permanent entre les acteurs, permettra de sortir de l’ornière et d’envisager son développement par le canal du système financier.

TABLEAU SYNOPTIQUE POSTES TELECOMMUNICATION ET SERVICES

FINANCIERS

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Existence

– Insuffisance de couverture

– Faire une plaidoirie au niveau

d’opérateurs dans la réseau ;

des opérateurs à étendre leurs

zone (Orange, Hayo et – Perturbation du réseau

réseaux dans la commune ;

Expresso) ;

téléphonique surtout en

– Renforcer la qualité technique

– Emissions de

hivernage ;

du service de téléphonie

télévision de certaines – Faible taux d’électrification ORANGE, Hayo et Expresso ;

stations (RTS1, WALF dans la commune ;

– Faciliter l’accès aux TIC ;

TV, 2stv, TFM…)

– Inexistence de radio

– Former des jeunes sur les

– Disponibilité de

communautaire ;

technologie de l’information et

radios nationales ;

– Faible accès au TIC ;

de la communication ;

– Existence d’une forte – Absence d’institutions

– Créer une radio

demande en crédit

financières ;

communautaire

– Existence de GIE,

– Eloignement des institutions – Inciter les structures

GPF, communauté et de crédit ;

financières à intervenir dans la

d’agro-pasteurs.

– Difficultés d’accès au crédit pour les femmes et les producteurs ; – Difficultés de trouver des garanties pour l’octroi de crédit – Manque de formation aux femmes en entreprenariat et gestion ; – Manque de réseau de transfert d’argent.

commune ; – Faciliter l’accès au crédit aux femmes et producteurs ; – Former les femmes en entreprenariat et gestion ; – Renforcer le système de solidarité par la formation, l’équipement et renforcement financier.

III. PROFIL GOUVERNANCE

3.1. Profil des élus

L’actuel conseil municipal de Oudalaye est issu des dernières élections locales de Juillet 2014. Il est composé de 46 conseillers dont 20 femmes et 26 hommes. Les 46 conseillers sont répartis selon les catégories socioprofessionnelles suivantes : les ménagères (15), les éleveurs (13), les commerçants (11), transporteur (02) et les autres composés de (02) alphabétiseurs d’un maitre coranique d’un enseignant et d’un artisan. Le conseil municipal est fortement dominé par les éleveurs. La majorité des conseillers sont à leur premier mandat (24) néanmoins beaucoup d’élus ont fait au moins deux mandats (14). La commune fonctionne avec deux organes : un organe délibérant (conseil municipal) et un organe exécutif (le bureau municipal) composé du maire et ses deux adjoints dont une femme.

Les membres du conseil municipal sont élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq (5) ans. Dans le conseil municipal de Oudalaye, on note une forte représentation des femmes (20) sur les 46 membres même si la loi sur la parité n’est pas respectée et une faible représentant des jeunes avec seulement 06 conseillers.

Graphe 8 : Répartition des élus par tranche d’âge

Du point de vu instruction : 80% des conseillers sont non instruits, 02 % niveau primaire, 02% niveau supérieure et les autres sont alphabétisés. Cette situation pose un réel problème de

compréhension et de maitrise des textes et lois régissant le fonctionnement des collectivités locales ; ce qui n’est pas sans conséquence sur la performance de la collectivité locale.

3.2. Dispositif de bonne gouvernance

Le dispositif de bonne gouvernance s’appui sur les modalités par lesquelles le conseil municipal assure la gouvernance des affaires publiques locales et le niveau d’implication des différents acteurs (populations, partenaires au développement, représentant de l’Etat, services techniques déconcentrés). Le fonctionnement du conseil municipal repose sur la tenue de réunions : les sessions ordinaires (quatre fois l’année) et les sessions extraordinaires sur la demande du Maire, avec toutefois une plus grande régularité des sessions budgétaires. Les autres sessions statutaires se tiennent de manière irrégulière. Le conseil municipal fonctionne avec des commissions techniques. Il en a créé à son sein onze (11) notamment pour le suivi de la mise en œuvre des compétences transférées. Ces commissions permettent aux conseillers de participer à la gestion des affaires locales et de prises de décisions. Ces commissions techniques de la commune de Oudalaye sont :  Commission domaine ;  Commission hydraulique et élevage ;  Commission santé et action sociale ;  Commission éducation et culture ;  Commission environnement et gestion des ressources naturelles et habitat  Commission coopération décentralisée et développement local ;  Commission jeunesse et sport ;  Commission marché et fourrière ;  Commission surveillance des travaux de la collectivité territoriale ;  Commission nettoiement ;  Commission finance.

Le bureau exécutif de la commune est composé de trois (3) membres : le maire et ses deux adjoints élus parmi ses membres sachant lire et écrire dans la langue officielle pour un mandat de 5 ans. Le service administratif est composé d’un secrétaire municipal, d’un agent de l’état civil appuyé par deux agents de sécurité de proximité (ASP), d’un surveillant comptable, de deux (02) agents administratifs, huit (08) gardiens ou agents subalternes. Ces personnes assurent le fonctionnement permanent de l’administration municipale. Le maire est l'organe exécutif de la commune et ordonnateur des dépenses. Il est chargé de la publication et de l’exécution des lois et règlement (sous la supervision de l’Autorité de la circonscription administrative dépendante), de l’exécution des mesures de police et des décisions prises par l’autorité administrative, ainsi que la tenue de l’état civil. Il représente la commune et assure les misions d’exécution des délibérations du conseil municipale de représentation de la collectivité locale devant les juridictions.

3.3. Gouvernance budgétaire

Le tableau ci dessous illustre le budget de la commune durant ces trois dernières années, les grandes masses financières se présentent comme le montre le tableau suivant.

Tableau 13 : Evolution du budget de la commune entre 2017 et 2019

TOTAL DES RECETTES (FONCTIONNEMENT

ANNÉE

ET INVESTISSEMENTS)

PRÉVISIONS RÉALISATIONS %

2017 238 174 014 89 000 000 37,36

2018 292 834 086 56 000 000 19,12

2019 284 222 510 83 000 000 29,20

Total

Source : Conseil municipal, enquêtes PDC 2020

TOTAL DES DÉPENSES (FONCTIONNEMENT

ET INVESTISSEMENTS)

PRÉVISIONS RÉALISATIONS

238 174 014 21 000 000 08,82

292 834 086 22 000 000 07,51

284 222 510 23 000 000 08,09

Le budget de la commune de Oudalaye a connu une hausse entre 2017 et 2019, il oscille d’une année à l’autre à cette période. Pour chaque année, la prévision des recettes est deux à trois fois plus importante que la réalisation de recettes. Les dépenses sont très faible car chaque année une proportion qui ne dépasse pas 10% des prévisions. Ce qui démontre encore une fois de plus que le conseil a du mal à maîtriser ses ressources financières et budgétaires. Les ressources proviennent des fonds de concours qui ont permis la réalisation comme les autres années d'infrastructures et d'équipements dans le domaine surtout des services sociaux. Les ressources propres sont vraiment tres minimes. La faiblesse de ces ressources propres qui tourne autour de 04% des recettes totales venant la plupart des taxes, ne favorise guère une

bonne prise en charge des besoins de renforcement et d’entretien des infrastructures et équipements sociaux mais surtout des initiatives de développement économique viable.

3.4. Performances de la commune

La commune de Oudalaye a totalisé 57 points sur 100 possibles dans la grille d’évaluation de performance du PNDL. Ce qui lui vaut la mention de Moyenne Performance comprise entre 50 et 59 selon les trois domaines d’évaluation. Elle a obtenu une note globale de 16/20 dans la capacité de la commune à satisfaire les besoins prioritaires des populations. Cette bonne performance est due à l’accès aux services sociaux de base et à la promotion du développement économique local. En effet, le fort taux de réalisation des dépenses prévues en infrastructures et équipement de santé, la sensibilisation sur le SIDA, l’existence d’un plan annuel d’investissement et le bon taux de services de la mairie intégrant l accès des personnes à mobilité réduite (hôtel de commune, bureau du maire, service d état civil, autres services de la mairie…) déterminent cette performance. La faible performance 45,6% de la commune dans la capacité de pilotage institutionnel, technique et financier de la commune s’explique par une mauvaise gestion administrative se traduisant par le non tenu régulier des réunions de commission, le non respect du délai de vote du compte administratif (avant le 1er Octobre de l’année suivant exécution du budget concerné), l’inexistence d’un plan annuel de travail, d’un manuel de procédure et d’un système de suivi-évaluation. Au niveau du domaine 2 qui est la participation citoyenne dans la gestion des affaires locales elle a obtenu une note de 15/23 soit 65,2% ce qui implique une assez forte implication des populations dans les affaires municipales. Cependant des efforts sont surtout à faire dans le cadre institutionnel de la participation et accès à l’information ainsi que dans la gestion administrative, technique et fiduciaire.

3.5. La gestion foncière

La gestion du foncier de la commune de Oudalaye se fait conformément à la législation en vigueur. En effet, la commune est compétente pour la gestion du domaine national. La gestion domaniale se fait essentiellement à travers les affectations de terrains à usage d’habitation et à usage agricole. Ainsi, il existe une commission domaniale qui se charge de mener les enquêtes appropriées avant toute délibération. Toutefois la gestion foncière de la Commune est tributaire d’une forte implication du pouvoir coutumier. Les terres appartiennent aux

premiers occupants qui les transmettent de générations en génération à leurs descendants. La commune dispose d’un Plan d’Occupation et d’Affectation des Sols (POAS) comme outil d’harmonisation de l’occupation spatiale.

3.6. Les partenaires de la commune

Tout comme autres partenaires et pas les moindres, il y a l’ARD et le CADL bras techniques de la commune. Présentement le CADL comprend outre son chef, l’agent des eaux et forêts et l’agent technique d’élevage. La modicité des moyens logistiques est un facteur bloquant pour les déplacements dans une zone aussi enclavée. La Commune de Oudalaye compte beaucoup de partenaires qui interviennent dans des domaines divers et variés comme le montre le tableau ci-après :

Tableau 14 : Partenaires de la commune et leurs domaines d’intervention

Programmes/ Projets /ONG PFNAC PADAER AVSF

FAO HEIFER BRACED

EGEB

PUDC DRIARS CHINE FUND USE/PRN

ACF TOSTAN

Domaines d’intervention Promotion d’une Finance Novatrice et d’Adaptation Communautaire dans les Communes autour des Réserves Naturelles Communautaires du Sénégal Construction de parcs à vaccination Mise en place de l’Unité Pastoral Réalisation en cours du forage et château Construction de magasins d’aliments bétail Mise en place d’UP et parcs à vaccination Renforcement de capacités, Construction de magasins d’aliments bétail Approche par champs d’écoles agropastorales (CEAP) prévue dans toutes les UP Lutte contre la faim, la pauvreté et la dégradation des terres Aménagement de mares, renforcement des capacités des auxiliaires d’élevage, construction de magasins d’aliments bétail Construction de magasins d’aliment bétail Animation et renforcement de capacités dans les UP de AVSF, Aménagement de mare Construction de case de santé, agence d’exécution de BRACED Infrastructures rurales (Hydraulique et pistes de production) Construction de centre agrobusiness Ouverture de piste de production Cases de santé Nutrition et suivi pondéral Nutrition Sensibilisation sur la Démocratie, les droits humains, l’hygiène et la santé.

USAID ACCES P2RS Sénégal

PRODAM PRAPS PGIES

Eau- hygiène et Assainissement Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel -Composante Sénégal Elevage/ infrastructure pastorale Elevage Réalisation de pépinières communautaires

TABLEAU SYNOPTIQUE GOUVERNANCE

Potentialités/ Atouts

Gaps/Contraintes

Actions Préconisées

– Existe d’un dispositif de bonne gouvernance

– Non maitrise des textes et lois sur la décentralisation par les élus;

– Mettre en œuvre un programme de formation et de renforcement des capacités des élus sur la

– Une bonne représentation des femmes au sein du conseil municipal (20)

– Faible appropriation de l’acte III ; – Faible niveau d’étude de certains conseillers ;

maitrise des textes et lois sur la decentralisation et DL ; – Former les élus sur l’enjeu de l’acte III ;

sur les 46 conseillers ; – Existence d’une commission technique pour chaque volet ; – Participation

– Taux élevé d’analphabétisme des conseillers (80%); – Manque de formation des élus;

– Renforcer les capacités des élus et agents municipaux à travers les formations ; – Impliquer les jeunes dans la gestion des affaires locales ;

citoyenne effective aux affaires locales ; – Assistance technique de structures (ARD, STD, etc) ; – Intervention de beaucoup de partenaires techniques et financiers ;

– Faible présence des jeunes (seulement 06 conseillers) ; – Déficit de communication du conseil municipal ; – Faible fonctionnement de certaines commissions techniques ; – Manque de sources de revenus pour la commune ;

– Sensibiliser les élus sur leurs rôles et leurs attributions ; – Elaborer des plan d’action pour les commissions techniques ; – Inciter les commissions à dérouler leur plan d’action ; – Former et mettre en place un mécanisme de Suivi-Evaluation des projets et programmes qui

– Existence de plan communal d’action et d’adaptation aux changements climatiques ; – Existence de PDC en cour d’élaboration.

– Difficultés de recouvrement et faiblesse des impôts et taxes ; – Faible exploitation de la coopération décentralisée en vue de promouvoir le DEL ; – Absence de mécanisme d’adaptation et d’atténuation des effets liés aux changements climatiques. –

intègrent une cartographie des interventions ; – Redynamiser le comité de fiscalité locale ; – Organiser des campagnes de sensibilisation et de communication sur la citoyenneté fiscale locale ; – Mettre en place un mécanisme d’adaptation et d’atténuation des effets liés aux changements climatiques (se référer au PAACC).

Partie 3 — Prospective de développement

I. PROJECTIONS SCHEMATIQUES DU PLAN DE DEVELOPPEMENT 1.1 Vision de développement de la Commune à long terme La volonté de résolution des problèmes de développement identifiés à OUDALAYE à travers le diagnostic participatif a amené les populations à définir leur vision dans 5 ans. Une vision qui s’inscrit dans la durée et qui va au-delà d’un mandat électoral et arrimé aux orientations du PSE à travers l’axe 1 et l’axe 2. Elle est formulée comme suit: «UN TERRITOIRE PORTEUR DE DEVELOPPEMENT DURABLE INCLUSIF, BASE SUR UNE VALORISATION DES POTENTIALITES AGROSYLVOPASTORALES ET LA GESTION DURABLE DES RESSOURCES NATURELLES DANS UN CONTEXTE DE PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE ET LA SOLIDARITE». La réalisation de cette vision passera nécessairement par l’atteinte d’objectifs institutionnels liés au système de gouvernance territoriale et d’objectifs de développement liés à la satisfaction des besoins des populations.

1.2. Axes stratégiques articulés au PDD et PSE

En vue de matérialiser cette vision, trois (3) axes stratégiques ont été définis et guideront les initiatives à prendre pour la traduire en actions et résultats tangibles au profit des populations. Il s’agit de :  Axe 1 : Promotion d’une économie intégrée porteuse de croissance inclusive et durable;  Axe 2 : Promotion du développement humain durable ;  Axe 3 : Gouvernance locale, participation citoyenne, partenariat et développement durable. Les nombreuses potentialités que possède la commune en termes : de ressources humaines, de terres aptes pour l’agriculture dans son sens large, l’élevage, la foresterie permettent de bâtir un développement durable des différents secteurs réduisant ainsi le chômage des jeunes.

II. CADRE D’ORIENTATION STRATEGIQUE DU PLAN D’ACTIONS PRIORITAIRES (PAP)

2.1. Axe1 : Promotion d’une économie intégrée porteuse de croissance inclusive et durable

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

OBJECTIFS SPECIFIQUES

Faciliter l’accès aux intrants et matériels agricoles

Promouvoir la production de semences certifiés et adaptés

Bâtir une forte filière agro pastorale

Améliorer la productivité et la maîtrise de l’eau

Faciliter l’accès aux crédits agricoles

Renforcer les capacités techniques et productives des acteurs

LIGNES D’ACTIONS

Mettre à la disposition des populations des semences, intrants, et pesticides à temps. Faciliter l’accès des producteurs aux intrants et semences de Qualité pour améliorer les rendements Favoriser les achats groupés pour certains intrants et matériels agricoles (Semoire, Arra etc) Equiper les producteurs en matériels modernes Acquérir de 8 tracteurs Mettre en place une unité de transformation et de conservation des produits agricoles. Mettre en place des infrastructures de transformation et de conservation des produits agricoles Construction de 8 magasins de stockage des produits agricoles. Inciter à la création d’organisation de producteurs de semences Mettre en place un programme de multiplication de variétés de semence à cycle court (Mil 20t ; mais 20t , sorgo 20t, niébé 10t , Gombo, Oseille, pastèque, Nadio) Construire et équiper un centre de triage Assurer la formation continue et l’accompagnement des producteurs de semences Développer des points d’eau (bassins de rétention, marigots, mares) pour les productions horticoles (se référer au POAS pour les mares) Aménager 20 bassins de rétention Désensabler 9 mares Mettre en place une ligne de crédit pour faciliter l’accès aux intrants et matériels agricoles Mettre en place un système de financement adapté aux activités agricoles Mettre en place un fonds d’assistance à la communauté en cas de calamités naturelles (fréquence des attaques des crickets et oiseaux granivores) Diligenter et faciliter la souscription à la ligne de crédit de la Banque Agricole Organiser des séances de renforcement sur l’encadrement technique des producteurs Organiser des formations thématiques sur les techniques culturales améliorées au profit des producteurs Former les femmes sur les techniques modernes de transformation des produits locaux Organiser des séances de renforcement sur l’encadrement technique des producteurs Aménager et équiper un périmètre polyvalent au bord de chaque point d’eau pérenne (forage +

Renforcement de capacités des maraîchers Renforcer les infrastructures et équipements pastorales Densifier le maillage des forages pastoraux tout en diversifiant les sources d’abreuvement du bétail Améliorer l’accès et la disponibilité de l’alimentation du bétail Améliorer la santé

antenne) Appuyer les acteurs en intrants et matériel de production Former les acteurs sur les techniques de productions, de transformation et de conservation des produits maraîchers Appuyer les acteurs en intrants et matériel de production Plaidoyer pour la réduction du coût de l’eau destiné au maraichage Construire des aires abattage (8) par zone) Construire et équiper 7postes vétérinaires Mettre en place 8 pharmacies vétérinaires Prendre des mesures concrètes pour le respect des chemins de parcours du bétail définis dans le PAOS Réhabiliter 600 km de pares feux existants Aménager 800 km nouveaux pares feux selon les tracés indiqués dans le POAS Construire et équiper (solaire) 8 unités de transformation et de conservation de produits laitiers Construire (50) parcs à vaccination ; Réhabiliter (10) parcs à vaccination vétustes; Former les éleveurs en techniques de conservations et de transformation des produits animaux Acheter 32 tricycles frigorifiques plus accessoires pour la collecte produits laitiers au niveau des zones Créer de nouveaux 10 forages pastoraux au niveau des zones Améliorer la gouvernance des installations hydrauliques pour assurer la pérennité du service Construire 8 magasins de stockage et de vente d’aliment de bétail Organiser des campagnes de sensibilisation sur la pratique de la culture fourragère et appuyer les acteurs sur la création de réserves Restaurer les pâturages dégradés par des mises en défens ou Ensemencement faciliter l’accès a l’information sur les produits subventionnes Récupérer et vendre la paille issue des entretiens et ouvertures nouvelles des pars feux Encourager la constitution de réserves fourragères (cultures fourragères, fauches, résidus de récoltes, jachère, réserves de fauche) Sensibiliser les acteurs sur la vaccination du

animale Améliorer les performances zootechniques des animaux Promouvoir l’amélioration génétique des races locales Respecter les zones de pâturages et couloirs de passage du bétail, Lutter contre la divagation des animaux Renforcer les capacités des acteurs Promouvoir la commercialisation des produits d’élevage Appuyer la gestion des conflits entre agriculteurs et éleveurs Renforcer la sécurité du bétail

cheptel Identifier et former des auxiliaires vétérinaires dans la commune Faciliter l’accès aux médicaments en les subventionnant Renforcer les moyens logistiques du service vétérinaire Renforcer la surveillance sur la qualité des médicaments en circulation Veiller sur la disponibilité de médicaments de qualité au niveau des officines Inciter l’installation de 2 pharmacies vétérinaires privées dans la commune Mettre en place un programme d’insémination artificielle et de prise en charge du bétail inséminé Sensibiliser les éleveurs pour une adhésion massive aux programmes d’insémination artificielle Multiplier les programmes d’insémination artificielle des vaches locales avec un suivi régulier Vulgariser les nouvelles techniques de stabulation des animaux Introduire des races améliorées (l’intensification de l’élevage bovin, ovin et caprin) au niveau des ménages éleveur Informer et sensibiliser sur les dispositifs définis dans le POAS pour le respect des parcours de bétail Mettre en application les dispositions des POAS Redynamiser les Unités pastorales (UP) Renforcer l’encadrement et la formation des éleveurs Organiser et redynamiser les circuits d’approvisionnement et de Commercialisation Aménager une place pour un foirail Veiller au strict respect des tracés définis dans le POAS Créer et faire fonctionner un cadre de concertation Mairie, Eleveurs, agriculteurs et autres acteurs Identifier et installer des points de surveillance et de contrôle sur les axes du mouvement du bétail Encourager la souscription d’assurance vol de bétail Encourager l’identification et le traçage des

Valoriser les autres secteurs économiques

Faciliter l’accès aux crédits adaptés à l’élevage Assurer la préservation et la gestion durable des forêts et des ressources forestières Créer des activités de régénération de la forêt dégradée Améliorer les conditions d’exploitation des espèces fruitières forestières Renforcer le professionnalisme des artisans

animaux avec puce électronique Plaidoyer pour la mise en place d’un système de financement des activités pastorales (politique de crédit en termes de montants, de taux d’intérêt) Mettre en place un fond destiné au crédit d’élevage Construction et équipement de 8 chambres froides Achat de 8 camions frigorifiques Organiser des campagnes de sensibilisation pour réduire les feux de brousse Mettre en place, former et redynamiser des comités de lutte contre les feux de brousse Sensibiliser, informer, éduquer et former les populations sur l’intérêt de la protection de l’environnement Renforcer les structures de gestion et de protection en moyens et équipements adéquats Ouvrir 800 km de pare- feux Prendre en charge l’entretien du réseau de pare-feu existant au niveau du budget Renforcer la lutte contre les défrichements anarchiques Sensibilisation sur les méfaits de la surexploitation du bois de chauffe et du bois d’œuvre Protéger et réintroduire les espèces endémiques en voie de disparition Mettre en place 800 ha de mise en défends assistée Actualiser, élaborer et mettre en œuvre les plans d’Aménagement et de gestion participatifs (UP, RBF, Forêts Classées et Réserves sylvopatorales) Mise en service des pépinières communautaires de reboisement du PUDC (04) existantes et créer 24 autres au niveau des points d’eau. Organiser et appuyer chaque année de vastes campagnes de reboisement par des opérations de plantations massive et linéaire Mettre un dispositif de suivi des opérations de reboisement Renforcer l’organisation des exploitants Former les exploitants sur les bonnes techniques d’exploitation Mettre en place une organisation locale solide Renforcer les capacités techniques et organisationnelles (Création de GIE par corps de métiers) des artisans Favoriser l’inscription des artisans dans le répertoire des métiers

Renforcer le dynamisme des secteurs d’appui à l’économie locale

Promouvoir le développement d’infrastructure d’appui à la production et à la commercialisation Renforcer l’offre et les capacités des artisans Promouvoir la valorisation, la vulgarisation et la commercialisation des produits artisanaux Création et valorisation de sites culturelles et touristiques Lutter contre les pratiques commerciales illicites Lutter contre les pratiques commerciales illicites

Faciliter et encourager l’adhésion des artisans à la chambre des métiers Ouvrir un magasin d’approvisionnement en matières premières Créer une maison de l’outil Privilégier l’expertise locale dans l’attribution de marchés publics Renforcer la couverture électrique Appuyer à la formation en entreprenariat et création d’entreprises Mettre en place un fonds de promotion de l’artisanat Favoriser la participation des artisans aux foires des grands centres urbains Créer des espaces d’exposition Organiser un mini foire chaque année dans la commune Mettre en place un foyer socio-culturel Promouvoir le patrimoine culturel, touristique et artistique de la zone Moderniser les sites religieux Plaidoyer pour l’exploitation touristique de la réserve de Katané Valoriser les lieux de cultes et de sites religieux Créer des infrastructures touristiques (Hôtels, campement de chasse) Moderniser les sites religieux Sensibiliser les populations sur les dangers économiques et sanitaires des produits de la contrebande Sensibiliser pour le respect de la réglementation en matière de commerce Sensibiliser les populations sur les dangers économiques et sanitaires des produits de la contrebande Sensibiliser pour le respect de la réglementation en matière de commerce

Définir et mettre en œuvre une stratégie de régulation des prix des denrées de premières nécessités Redynamiser le secteur du transport

Appuyer la mise en place d’un Bulletin d’informations et de veille économique et commerciale Incitation aux structures financières financières d’intervenir dans la zone Réaliser (8) banques de céréales Favoriser l’implantation de magasins de référence Renouvèlement du parc automobile Construire 06 gares routières Redynamiser le cadre d’échange des acteurs Sensibiliser des acteurs au respect de la réglementation Fixer des tarifs selon les itinéraires de façon

Corriger les disparités d’accès à l’électricité Corriger les disparités d’accès à l’électricité Promouvoir les énergies renouvelables Faciliter l’accès à l’information et à la communication Accroitre l’accès à l’interne Favoriser l’implantation des structures financières dans la commune Faciliter l’accès aux crédits Promouvoir les caisses d’épargne et de crédit

consensuelle Etendre le réseau électrique de la SENELEC dans les zones desservies Redynamiser le réseau électrique existant Etendre le réseau électrique de la SENELEC dans les zones desservies Redynamiser le réseau électrique existant Electrifier par le solaire certains villages excentrés Augmenter les panneaux solaires et réduire les couts d’installations Mettre en place un programme d'énergie solaire pour renforcer le secteur Promouvoir l’utilisation du solaire dans les infrastructures et édifices publique de la commune Installer une station de radio Communautaire Former les jeunes sur mes métiers de l’information et de la communication Plaidoyer pour l’installation des antennes ORANGE, FREE, HAYOO et Expresso dans toutes les zones Installer le réseau ADSL dans tous les grands villages de la commune Favoriser l’implantation de Mutuelle d’Epargne dans la commune Créer un environnement de concurrence pour l’accueil de structures de financement Appuyer l’installation de structures Former les femmes et les jeunes en entreprenariat et Gestion Mettre en œuvre un programme d’octroi de crédits adaptés aux besoins et capacités des femmes Favoriser la création de caisses d’épargnes et de crédit dans toutes les zones

2.2 . Axe 2 : Promotion du développement humain durable

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

Renforcer les infrastructures sociales de base et les conditions d’offre et d’accès aux soins de santé

OBJECTIFS SPECIFIQUES

Renforcer le cadre d’apprentissage du développement intégré de la petite enfance Mettre en place des infrastructures et équipements scolaires au niveau primaire

LIGNES D’ACTIONS

Construire et équiper 04 CTP Construire et équiper 25 salles de classe Construire et équiper 15 daaras moderne

Améliorer la qualité et l’offre éducative Accroître l’accessibilité à l’enseignement moyen secondaire Faciliter l’offre et l’accès à l’alphabétisation des femmes Renforcer la gestion des établissements Renforcer et moderniser les équipements dans les collèges Renforcer les activités de sensibilisation sur la migration et de préservation de l’environnement Améliorer l’environnement des établissements franco arabe et des daaras Corriger les disparités et renforcer les infrastructures et équipements de santé Renforcer le plateau technique et le personnel

Construire et équiper une salle informatique dans tous les CEM Sensibiliser les parents sur le maintien des enfants à l’école, les mariages et grossesses précoces. Faire le plaidoyer pour augmenter le nombre d’enseignant Achat de manuel pour compléter le gap au primaire Doter tous les écoles de l’internet Clôturer les 32 écoles primaires Construire les latrines pour 25 écoles Adduction d’eau pour 33 écoles Doter toutes les écoles de l’énergie solaire ou électricité Acquisition de 4385 tables bancs réparer environ 1161 table bancs Mettre en place des cantines scolaires dans toutes les écoles et prendre en charge le personnel pour faciliter de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves Construire 02 CEM Construire un Lycée d’enseignement général Plaidoyer pour les modules électromécaniques (forage) au niveau du CFP de Ranérou Créer au moins 58 classes d’alphabétisation dans la commune et élaborer un programme Mettre en place un programme postalphabétisation Renforcer la sécurité au niveau des écoles Redynamiser les comités de gestion des écoles Construire et équiper des salles informatiques et bibliothèques dans tous les collèges de la commune Mettre en place des activités éducatives sur les changements climatiques Mettre en place des activités éducatives sur la migration Renforcer les moyens des unités d’enseignement arabo coranique Sensibiliser les maitres coraniques pour l’introduction de l’apprentissage des métiers porteurs dans les daaras Construire 4 postes de santé Construire 4 cases de santé Eriger 02 cases de santé de en poste (car polarisant villages) Doter tous les postes de santé d’ambulances médicalisés pour les évacuations sanitaires Réparer les ambulances d’Oudalaye et Salalatou Plaidoyer pour l’affectation de personnel technique complémentaire

Promouvoir l'accès aux ressources et facteurs de production des groupes vulnérables

médical des structures Sanitaires Améliorer la santé maternelle et infantile (SMI) Renforcer les capacités des acteurs de santé à la base Renforcer la gouvernance des structures de santé Renforcer la prise en charge des questions nutritionnelles dans la commune Renforcer la prise en charge et l’autonomisation des couches vulnérables

Appui en médicaments suffisants aux postes de santé Renforcer la sensibilisation pour l’adhésion des populations aux mutuelles de santé Encourager les accouchements dans les structures de santé Sensibiliser les femmes sur l’importance des visites prénatales Sensibiliser les populations sur l’allaitement maternel exclusif et adéquat à adopter avec les enfants de 0 à 6 mois Offrir à tous les enfants de 0 à 59 mois le paquet minimum d’activités de suivi et promotion de la croissance (suivi vaccinal, suivi de la croissance, déparasitage utilisation des moustiquaires, planning familiale…) Renforcer les capacités des comités de développement sanitaire (CDS) Construire des logements pour le personnel étatique. Assurer la formation technique continue du personnel communautaire Renforcer les stratégies de communication au niveau des postes de sante Appuyer les comités de développement sanitaire (CDS) Mener des activités de reboisement au niveau des postes de santé Construire et équiper 08 des centres de renforcement nutritionnel Sensibiliser les populations pour une alimentation équilibrée Renforcer et motiver le personnel communautaire Mettre en place des centres d’alimentation communautaire (produits alimentaires locaux) Renforcer l’équipement des infrastructures sanitaires Renforcer l’organisation de personnes vivantes avec un handicap Sensibiliser les populations par rapport à la prise en charge des indigents et des personnes handicapées Acquérir des appareils et autres matériels pour la mobilité des personnes vivant avec un handicap (Chaises roulantes, béquilles) Appui à l’allègement des travaux et à l’autonomisation des femmes (50 Moulins achetés) Financer les personnes vivants avec un handicape porteuses de projets Appuyer financièrement la prise en charge sanitaire des talibés et cas sociaux

Renforcer l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à un cadre de vie saint et adapté Promouvoir la jeunesse

Promouvoir l’équité et l'égalité de genre Renforcer la couverture des besoins en eau potable Réduire la pression du cheptel sur les forages pastoraux Améliorer et renforcer le système de gestion des déchets solides Améliorer le taux d’accès en latrines modernes Développer les réseaux d’assainissement des eaux usées et pluviales Aménager des aires de traitement et de valorisation des déchets solides Améliorer la qualité du cadre de vie Renforcer les infrastructures d’accueil des jeunes

Appuyer les PV à monter des projets économiques Elaborer et mettre en œuvre une stratégie communale de promotion du genre Affecter des terres aux organisations féminines pour la réalisation d'activités économiques Construire et équiper d’autres forages dans les localités desservies 4 zone Dendoudie dow, 2 Nawré, 1 Nbam pouré, 1 Zone Salalatou. Construction de deux forages par le PUDC en cours à Gassé Diabé et Yawara diéri Terminer le fonçage du forage Densifier les réseaux d’adduction d’eau, augmenter les antennes et abreuvoirs aux niveaux des forages existant. Construire des puits modernes pour suppléer l’absence de forages dans certaines zones Renforcer les capacités des ASUFOR (gestion) Renforcer le suivi et l’accompagnement des ASUFOR pour leur autonomie de gestion, le transfert de la gérance et de la maintenance en vue de garantir la pérennité du service d’approvisionnement en eau potable Mettre en place un organe inclusif pour l’étude, la fixation et l’harmonisation du tarif de l’eau ; Aménager les mares et marigots Mettre en place un système de ramassage des ordures Equiper les villages en matériel de nettoiement et de ramassage des ordures Dérouler des programmes de sensibilisation à l’endroit de la communauté en matière d‘hygiène et d’assainissement Mettre en place un programme de construction de latrines modernes Promouvoir la gestion des boues de vidange et aménager des aires de dépotage Elaborer un plan directeur d’assainissement Créer un centre de tri contrôlé et recyclage des ordures Aménager un dépôt d’ordures ménagères Organiser des campagnes de sensibilisation sur la propreté Sensibiliser les populations sur les risques liés aux périls fécaux, aux ordures ménagères Acquérir un plateau sportif multifonctionnel dans la commune Aménager des terrains au niveau de chaque zone Construire et équiper un foyer des jeunes

Faciliter l’insertion économique des jeunes Renforcer les Capacités des jeunes Renforcer l’appui financier des ASC

Accompagner et financer les jeunes porteurs de projets Elaborer et mettre en œuvre des projets pour les jeunes Mettre en place un fonds communal de soutien à l’emploi des jeunes Former les jeunes dans la gestion et la maintenance des forages Renforcer la capacité organisationnel des ASC Sensibiliser les jeunes à prendre plus de responsabilités dans les activités politiques et économique de la commune Former les jeunes sur le management du sport Appuyer et subventionner les ASC

2.3. AXE 3 : Gouvernance locale, participation citoyenne, partenariat et développement durable

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

Renforcer la gouvernance locale et la participation citoyenne

OBJECTIFS SPECIFIQUES

Renforcer le matériel et les équipements au sein de la mairie Renforcer le matériel et les équipements au sein de la mairie Renforcer le matériel et les équipements au sein de la mairie Renforcer les capacités institutionnelles et techniques de la collectivité territoriale

LIGNES D’ACTIONS

Acquérir du mobilier de bureau et matériel informatique pour la mairie Réhabiliter les locaux de la mairie Construire une annexe mairie Construire un lieu de prière dans la mairie Acquérir du mobilier de bureau et matériel informatique pour la mairie Réhabiliter les locaux de la mairie Construire une annexe mairie Construire un lieu de prière dans la mairie Acquérir du mobilier de bureau et matériel informatique pour la mairie Réhabiliter les locaux de la mairie Construire une annexe mairie Construire un lieu de prière dans la mairie Former les élus sur le fonctionnement des collectivités territoriales et sur leur rôles et responsabilités (budget, foncier, la passation de marché….) Mettre en œuvre un programme de formation et de renforcement des capacités sur la maitrise des textes et lois sur la décentralisation et DL Former les élus sur les enjeux de l’acte 3 de la décentralisation Former les acteurs de l’état civil en informatique et sur l’archivage Renforcer la mairie en ressources humaines qualifiées Redynamiser et garantir le fonctionnement régulier des commissions techniques de la collectivité territoriale Appuyer le développement institutionnel des

Améliorer les performances financières de la commune Prendre en compte des groupes vulnérables et (jeunes, femmes, handicapés, réfugiés etc.) dans la gouvernance territoriale Renforcer les capacités de négociation et de lobbying des élus et acteurs locaux dans le cadre de la coopération décentralisée Renforcer les capacités de négociation et de lobbying des élus et acteurs locaux dans le cadre de la coopération décentralisée Optimiser la contribution des émigrés au développement territorial Promouvoir l’intercommunalité (entente

commissions techniques (cahier de charges, plans de travail) Mettre en place un Système de Suivi évaluation du développement Communal (Plan Annuel, Matrice de Suivi, Rapports et Modalités de comptes rendus aux populations) Sensibiliser la population sur la nécessité de payer les impôts (réunions dans les villages, émissions radios…) Appuyer le fonctionnement du Comité de la Fiscalité Locale Sensibiliser les groupes vulnérables sur l’existence des structures d’appui pour l’amélioration de leurs conditions de vie Appuyer les groupes vulnérables pour l’acquisition de pièces d’état civiles (organisation d’audiences foraines) Renforcer les Fonds destinées au secours aux indigènes Mettre en place un Fonds Communal destiné à faciliter l’accès des personnes vulnérables (femmes, handicapés) à des ressources productives adaptées Organiser des ateliers de formations pour les femmes et les jeunes (entreprenariat, plan d’affaires…) Attribuer des terrains aux jeunes et femmes (pour la création de périmètres de cultures, maraichages ….) Renforcer le plaidoyer avec l’extérieur Rechercher d’autres partenaires à travers le PDC Former les élus sur la coopération, le partenariat et le plaidoyer Mettre en place un comité de suivi, évaluation des actions de partenariat Renforcer le plaidoyer avec l’extérieur Rechercher d’autres partenaires à travers le PDC Former les élus sur la coopération, le partenariat et le plaidoyer Mettre en place un comité de suivi, évaluation des actions de partenariat Mettre en place un dispositif d'accueil et d'accompagnement des migrants de retour Organiser des rencontres d'échange avec les ressortissants de la commune Orienter la contribution des émigrés sur l’acquisition d’infrastructures économiques Créer une ligne de crédit avec les fonds des émigrés pour aider les GIE et Associations a la création d’activités génératrices de revenues Renforcer les relations et le plaidoyer avec les autres communes Rechercher des centres d’intérêt communs entre CT

Renforcer la résilience .

intercommunale, groupements d’intérêt communautaire etc.) Promouvoir le Partenariat Public Privé Renforcer la coproduction des acteurs (Inciter les populations à la participation au processus de développement territorial) Renforcer les stratégies de communication pour une meilleure visibilité de la commune Renforcer les capacités d’adaptation et les mesures d’atténuation face aux effets des Changements Climatiques (CC) Sensibiliser les populations dans la Gestion des Ressources Naturelles (GRN)

Mettre en place des cadres de concertation et de mutualisation des actions et signés des conventions de partenariat Déterminer les mécanismes du partenariat public privé, initier des projets dans le cadre du partenariat entre le Conseil Municipal et le secteur privé Mettre en place un bureau du Partenariat Public-Privé (PPP) Imprégner les populations sur les activités de la mairie Sensibiliser la population sur l’existence et la mise en œuvre du plan de développement que déroule la mairie Installer un comité de suivi et d’évaluation du processus de développement communal Implanter une radio communautaire pour le partage des informations Construire et équiper un centre d’hébergement communal Créer un site web communal Elaborer et mettre en œuvre un programme de formation des élus et autres acteurs pour l’identification et l’élaboration de projets d’adaptation aux CC Organiser des campagnes de sensibilisation sur l’adaptation et les risques climatiques Augmenter les activités de reboisement et suivre l’évolution des arbres Sensibiliser et former les GPF et les jeunes sur le reboisement et le micro jardinage Organiser des sessions sur les enjeux de la protection environnementale et la gestion des ressources naturelles Renforcer la surveillance par la redynamisation des comités de surveillance, appui aux eaux et forêts, implication des ASC et appliquer des sanctions … Réglementer les carrières de sable à utiliser (permis d’exploitation) Organiser des causeries au niveau des villages et des émissions radio sur la GRN

Ces différents objectifs poursuivis sont en lien étroit avec les politiques prioritaires de l’Etat. Les ODD et le Plan Sénégal Emergent (PSE) trouvent en ces orientations du PDC, un cadre concret de mise en œuvre.

Ainsi, à chacun de ces objectifs articulés seront satisfaits à leur tour par des programmes d’actions ou de projets identifiés à travers un processus participatif et itératif. Le conseil

municipal s’entourant des éclairages et avis des personnes ressources et des services techniques a arrêté dans le cadre d’un exercice de priorisation le plan d’investissement local (PIL) de la commune sur les cinq (5) années à venir ; qu’il adoptera dans les sessions à venir.

Partie 4 — Mise en œuvre du PDC et suivi

I. MISE EN ŒUVRE DU PLAN D’INVISTISSEMENT LOCAL Le financement du PIL se fera selon un schéma qui privilégie le partenariat entre la Collectivité territoriale, les bénéficiaires, l’État et les partenaires au développement 1.1. Analyse du Plan d’Investissement Local Le présent PIL, recouvrant un horizon temporel de cinq années (2021-2025) est à présent estimé à un montant total de cinq milliard deux cent dix-huit million quatre cent quatre cent mille fcfa (5 218 400 000 fcfa) si l’on prend en compte les grands projets, soit un besoin d’investissement en moyenne de un milliard quarante-trois million six cent quatre-vingt mille fcfa (1 043 680 000 fcfa) par an.

Tableau : Répartition par Axe et par an Répartion du PIL/Axe 2,2% 30,4% 67,4%

PIL OUDALAYE 2021 2025 1 657 000 000 1 352 800 000

481 000 000

909 800 000 817 800 000

axe1 axe2 axe3

an1

an2 1 an3

an4

an5

Tableau de synthèse :

Axe1 Axe2 Axe3 PIL

An1 195 000 000 266 000 000 20 000 000 481 000 000 9%

An2 993 000 000 641 000 000 23 000 000 1 657 000 000 32%

An3 969 000 000 354 300 000 29 500 000 1 352 800 000 26%

An4 686 000 000 188 800 000 35 000 000 909 800 000 17%

An5 675 000 000 134 300 000 8 500 000 817 800 000 16%

Total 3 518 000 000 1 584 400 000 116 000 000 5 218 400 000 100%

% 67,4% 30,4% 2,2% 100%

L’importance accordée à l’Axe 1 (avec 67,4% du financement), qui est construit autour du développement des secteurs porteurs de croissance, démontre que la Commune met la création de richesse chez ses administrés au cœur de ses préoccupations premières et en fait un enjeu essentiel de son plan quinquennal de d’investissement. Pour autant, la résorption du gap en infrastructures et équipements sociaux de base vient en seconde position des grands enjeux du PIL avec une prévision d’investissement qui pèse 30,4% du budget total. L’axe 3 mobilise 116 000 000F soit 02,2% du financement et prend en charge la gouvernance locale 1.2. Stratégie de Mobilisation des Ressources Le PDC est d’abord et avant tout un outil de planification stratégique et opérationnelle de la commune qui, sur cette base, compte en premier lieu sur ses ressources propres. Pour autant, les ressources propres de la Collectivité peuvent être utilisées comme effet de levier pour mobiliser la participation technique et financière des partenaires au développement dans la mise en œuvre des initiatives de développement local A cet effet, un forum des bailleurs doit être prévu pour étendre le cadre partenarial autour de l’Etat à travers ses Programmes d’Appui au Développement Local. Il aura pour objectif d’exposer et défendre le bienfondé ainsi que la pertinence des projets et programmes prioritaires du PDC afin de convaincre des Partenaires Techniques et Financiers et/ou des Institutions de la Coopération Décentralisée dans le but d’aboutir à des conventions de financement pour leur mise en œuvre. Les opportunités de partenariat seront efficacement explorées et exploitées avec l’accompagnement étroit de l’ARD dans l’objectif d’atteindre un taux de réalisation du PIL d’au moins 80% à l’échéance du Plan de Développement Communal. 1.3. Mécanisme de Gestion et de Mise en Œuvre L’opérationnalisation du PDC passe par l’élaboration de programmes d’investissements annuels (PIA) sur proposition de la commission planification à la lumière des ressources mobilisables sur le budget et des intentions d’intervention des partenaires. Cet instrument donne une meilleure visibilité sur l’action du conseil municipal et favorise l’implication des populations et des autres acteurs dans le suivi de la mise en œuvre. Par conséquent, ces PIA doivent être élaborés et adoptés par le conseil avant l’élaboration du budget, ensuite vulgarisés et transmis à l’ARD qui se charge de leur intégration dans le

programme annuel d’investissements et d’actions régional pour les besoins de la conférence d’harmonisation du développement régional. 1.4. Conseil Municipal Le conseil municipal reste le maître d’ouvrage de tous les projets du PDC financés. Cependant, il fait recours à l’assistance technique de l’ARD pour mener à bien cette mission surtout lorsqu’il s’agit du contrôle qualité des ouvrages, de l’ingénierie des projets et du suivi évaluation. Le conseil municipal s’assurera le respect des procédures financières en collaboration avec le trésor public et le service d’appui à la maîtrise d’ouvrage de l’ARD pour la sélection d’opérateurs compétents dans le cadre de la réalisation des ouvrages et services prévus dans le PDC. Il veillera également au respect de l’échéancier en mettant l’appui sur la cellule et la commission de passation des marchés en charge de la préparation en début de chaque année, des avis généraux de passation des marchés et la mobilisation des contreparties à temps. La mise en œuvre opérationnelle des projets devra être participative et par conséquent nécessite une implication des organisations comme les cadres de concertation qui mérite d’être installé. 1.5. Mécanisme de Suivi-Evaluation Le plan constitue un instrument de programmation et d’orientation établi sur la base d’objectifs définis par les acteurs et prenant en compte le contexte institutionnel, politique, économique et social. Il devrait pouvoir ainsi s’adapter à ce contexte et faire l’objet d’ajustements. Ce souci d’adaptabilité et de flexibilité conditionne la mise en œuvre d’un dispositif de suivi évaluation. 1.5.1. Suivi de la mise en œuvre du plan La mise en œuvre du plan est définie sur un horizon de 5 ans et est conditionnée à une bonne mobilisation des ressources et particulièrement à une contrepartie locale. Cette contrepartie proviendra du budget du conseil municipal et de la participation des organisations de base et des populations. La mise en œuvre du plan, s’étalant sur la période 2021 – 2025, le contexte politique devra être pris en compte, le mandat des élus locaux actuels s’achevant en 2022. La majeure partie se fera ainsi dans un contexte de stabilité politique et de continuité institutionnelle. L’année

2022 coïncidera avec la mise en place de nouvelles équipes qui pourront ainsi s’engager dans l’évaluation du plan et poursuivre la mise en œuvre. Néanmoins, dès lors que des programmes ou projets sont enclenchés, il revient au comité de suivi d’assister, de veiller et de faire le rapportage sur l’état d’avancement à chaque étape du processus afin de permettre une meilleure prise de décisions et l’atteinte des résultats (GAR). Sous la présidence de l’exécutif local, le comité restreint mis en place dans le processus d’élaboration du PDC est maintenu et renforcé avec les présidents de commissions, les conseils de quartiers et les partenaires et OCB pour une meilleure représentativité des acteurs de développement. 1.5.2. Evaluation du plan Le suivi évaluation est un examen permanent ou périodique de la mise en œuvre du plan d’actions qui vient d’être décliné. Dans la pratique, l’évaluation détermine les effets et/ou impacts du plan d’actions en se fondant, bien entendu, sur l’analyse des données recueillies sur le projet. Le suivi évaluation doit être assuré au niveau interne par la commission de planification du conseil municipal. Pour respecter le principe de transparence et de participation, cette commission doit travailler en étroite collaboration avec le cadre de concertation qui mérite d’être installé. Par ailleurs, au niveau externe, l’ARD, en rapport avec son comité technique peuvent organiser des missions de suivis permettant de mieux cerner le rapport entre les orientations, les ressources mobilisées et les résultats réels du plan local. Il consiste à apprécier les indicateurs mesurables suivants : (i) le taux de réalisation physique et financière, (ii) les financements sur fonds propres, (iii) les financements des partenaires, (iv) le nombre de projets hors plan. De même, une évaluation doit être faite à la fin de chaque programme ou action. Avec ce plan, la commune dispose désormais d’un véritable cadre de référence pour tous les acteurs intervenant dans les domaines économique, social, environnemental et culturel. Pour rendre le PDC opérationnel, les modalités de sa mise en œuvre interpellent l’Etat, les ONG, les projets et autres partenaires au développement.

ANNEXE : TABLEAU DETAILLE DU PLAN D’INVESTISSEMENT LOCAL BUDGETISE (2021-2025)

OBJECTIFS SPECIFIQUES

Faciliter l’accès aux intrants et matériels agricoles

LIGNES D’ACTIONS

DOMAINE S /

SECTEUR S

Localisati on (Commun e/ Quartiers)

Coût total (en milliers FCFA)

Horizon Temporel

Année Année2 1

Année 3 Année 4

AXE 1 : Promotion d’une économie intégrée porteuse de croissance inclusive et durable

Orientation Stratégique 1 : Bâtir une forte filière agro pastorale

Mettre à la disposition des

populations des semences,

intrants, et pesticides à

temps Faciliter l’accès des

Agriculture Commune PM

producteurs aux intrants et

semences de Qualité pour

améliorer les rendements

Favoriser les achats groupés

pour certains intrants et

matériels agricoles (Semoire, Arra etc)

Agriculture Commune PM

Equiper les producteurs en

matériels modernes

Acquérir de 8 tracteurs

Agriculture 8zones 152 000

38 000 38 000

Mettre en place des

infrastructures de

transformation et de

Agriculture Commune 50 000 10 000 10 000 10 000

conservation des produits

agricoles

Construction de 8 magasins Agriculture 8 zones 120 000 30 000 30 000 30 000

38 000 10 000 30 000

Année 5 38 000 10 000 30 000

PARTEN AIRES

TECHNIQ UES ET FINANCI

ERS Commun e, Etat, PTF, PADAER, P2RS Comme, Partenair es Commun e, Etat, PTF

Promouvoir la production de semences certifiés et adaptés Améliorer la productivité et la maîtrise de l’eau

de stockage des produits agricoles Inciter à la création d’organisation de producteurs de semences Mettre en place un programme de multiplication de variétés de semence à cycle court Mil 20t ; mais 20t , sorgo 20t, niébé 10t , Gombo, Oseille, pastèque, Nadio) Construire et équiper un centre de triage Assurer la formation continue et l’accompagnement des producteurs de semences Développer des points d’eau (bassins de rétention, marigots, mares) pour les productions horticoles (se référer au POAS pour les mares) Aménager 20 bassins de rétention Désensabler 9 mares

Agriculture Agriculture Agriculture Agriculture Agriculture Agriculture

Commune Commune Commune Commune 20 bassinsFerl o, Diery Pété Kadié Woppa W. Salla Gassoble Mbam Salalatou Hodioldou

PM 25 000 PM PM 140 000

5 000

5 000 35 000

Commun e, partenaire s

5 000

5 000

5 000

Commun e, Etat, ASAMM/ APEFAM,

Commun e, Etat, ADOS, ASAMM/ APEFAM

35 000

35 000

35 000

Commun e, Etat, PTF,

Faciliter l’accès aux crédits agricoles

Mettre en place un système de financement adapté aux activités agricoles Mettre en place un fonds d’assistance à la communauté en cas de calamités naturelles (fréquence des attaques des crickets et oiseaux granivores)

Agriculture Agriculture

Thiéwédé Alana Commune Commune

PM 40 000

Renforcer les capacités techniques et productives des acteurs

Diligenter et faciliter la souscription à la ligne de crédit de la Banque Agricole Organiser des séances de renforcement sur l’encadrement technique des producteurs Organiser des formations thématiques sur les techniques culturales améliorées au profit des producteurs Former les femmes sur les techniques modernes de transformation des produits locaux Former les producteurs en technique de lutte et de conservation des produits phytosanitaires Aménager et équiper 8 périmètres polyvalents de 1

Agriculture Agriculture Agriculture Agriculture Agriculture Agriculture

Commune Commune Commune Commune Commune

PM 8 000 8 000 10 000 4 000 160 000

5000 1 000 2 000 5 000 2 000

5000 1 000 2 000 5 000 2 000 40 000

Commun e Etat

5000

5000

5000

Commun e

1 000

1 000

1 000

Commun e, PTF

2 000

2 000

2 000

Commun e, PTF

40 000

40 000

40 000

Commun e, Etat, PTF Commun e, Etat, PTF Commun e, Etat,

ha au bord de point d’eau

pérenne (forage + antenne)

Appuyer les acteurs en

intrants et matériel de

Agriculture Commune PM

production

Renforcement Former les acteurs sur les

de capacités techniques de productions,

des de transformation et de Agriculture Commune PM

maraîchers

conservation des produits

maraîchers

Plaidoyer pour la réduction

du coût de l’eau destiné au Agriculture Commune PM

maraichage

Construire 8 aires abattage (pour chaque zone)

Elevage Commune 56 000

Renforcer les infrastructures et équipements pastorales

Construire et équiper 7postes vétérinaires Mettre en place 8 pharmacies vétérinaires Prendre des mesures concrètes pour le respect des chemins de parcours du bétail définis dans le PAOS Réhabiliter 600 km de pares feux existants Aménager 800 km nouveaux pares feux selon les tracés indiqués dans le POAS Construire et équiper

Elevage Elevage Elevage Elevage Elevage

Commune Commune Commune Commune Ferlo

10 000 20 000 25 000

14 000

PFNAC, PTF,

Commun e, Etat, PTF Commun e, Etat, PTF

14 000 10 000

14 000

14 000

Commun e Commun e, Etat Partenair e, Coopérati on Décentrali sée

10 000 10 000 10 000 15 000

Commun 85

(solaire) 8 unités de transformation et de conservation de produits laitiers Construire ( 50) parcs à vaccination ;

Densifier le maillage des forages pastoraux tout en diversifiant les sources d’abreuvement du bétail Améliorer l’accès et la disponibilité de l’alimentation du bétail

Réhabiliter ( 10) parcs à vaccination vétustes; Former les éleveurs en techniques de conservations et de transformation des produits animaux Acheter 10 tricycles frigorifiques plus accessoires pour la collecte produits laitiers au niveau des zones Créer de nouveaux 10 forages pastoraux au niveau des zones Améliorer la gouvernance des installations hydrauliques pour assurer la pérennité du service Construire 8 magasins de stockage et de vente d’aliment de bétail Organiser des campagnes de sensibilisation sur la pratique de la culture fourragère et appuyer les acteurs sur la création de réserves

Elevage Elevage Elevage Elevage Elevage Elevage Elevage Elevage

Commune 150 000 45 000 45 000 Commune 20 000 10 000 10 000 Commune 5 000 1 000 1 000

Zones 40 000 8 000 8 000

Commune

2 000 000

600 000

Commune PM

zone

96 000

24 000

Commune 8 000 4 000 4 000

45 000

45 000

45 000

e, Etat PTF, privée Commun e, Etat PTF

1 000 1 000 1 000

8 000 600 000

8 000 400 000

8 000 400 000

Commun e, Etat PTF Commun e, Etat PTF

Commun e, OFOR

24 000

24 000

24 000

Commun e, Etat,

Commun e, Etat, PTF

Restaurer les pâturages dégradés par des mises en défens ou Ensemencement

faciliter l’accès à l’information sur les produits subventionnes Récupérer et vendre la paille issue des entretiens et ouvertures nouvelles des pars feux Encourager la constitution de réserves fourragères (cultures fourragères, fauches, résidus de récoltes, jachère, réserves de fauche) Sensibiliser les acteurs sur la vaccination du cheptel

Améliorer la santé animale

Identifier et former des auxiliaires vétérinaires dans la commune Faciliter l’accès aux médicaments en les subventionnant Renforcer les moyens logistiques du service vétérinaire Renforcer la surveillance sur la qualité des médicaments en circulation Veiller sur la disponibilité de médicaments de qualité au niveau des officines

Elevage Elevage Elevage Elevage Elevage Elevage Elevage Elevage Elevage Elevage

Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune

4 000 PM 2 000 4 000

2 000 2 000

2 000 1 000 2 000

1000

Commun e, partenaire s Commun e Commun e Commun e, Populatio ns locales Commun e, CPV, AVSF Commun e, SDEL, Partenair es Commun e, Etat Commun e, Etat, PTF Commun e, SDEL Commun e, SDEL

Inciter l’installation de 2 pharmacies vétérinaires privées dans la commune

Elevage Commune 30 000

Améliorer les performances zootechniques des animaux

Mettre en place un programme d’insémination artificielle et de prise en charge du bétail inséminé Sensibiliser les éleveurs pour une adhésion massive aux programmes d’insémination artificielle Multiplier les programmes d’insémination artificielle des vaches locales avec un suivi régulier

Elevage Elevage

Commune Commune

12 000 PM

Promouvoir l’amélioration génétique des races locales Respecter les zones de pâturages et couloirs de passage du bétail,

Vulgariser les nouvelles techniques de stabulation des animaux Introduire des races améliorées (l’intensification de l’élevage bovin, ovin et caprin) au niveau des ménages éleveur Informer et sensibiliser sur les dispositifs définis dans le POAS pour le respect des parcours de bétail

Elevage Elevage Elevage

Commune Commune Commune

5 000 PM 5 000

6 000 1 000 1 000

15 000 6 000 1 000 1 000

15 000 1 000 1 000 1 000 1 000

1 000

Commun e, PTF, Emigres Commun e, Partenair es Associati on des Eleveurs Commun e, Partenair es Associati on des Eleveurs Commun e, partenaire s, Associati on des Eleveurs

1 000

Commun e, Etat, PRAPS, Partenair es

Lutter contre la Mettre en application les divagation des dispositions des POAS animaux

Elevage Commune PM

Renforcer les capacités des acteurs Promouvoir la commercialisat ion des produits d’élevage

Redynamiser les Unités pastorales (UP) Renforcer l’encadrement et la formation des éleveurs Organiser et redynamiser les circuits d’approvisionnement et de Commercialisation Aménager une place pour un foirail

Elevage Elevage Elevage Elevage

Commune Commune Commune Commune

Appuyer la gestion des conflits entre agriculteurs et éleveurs Renforcer la sécurité du bétail

Veiller au strict respect des tracés définis dans le POAS Créer et faire fonctionner un cadre de concertation Mairie, Eleveurs, agriculteurs et autres acteurs Identifier et installer des points de surveillance et de contrôle sur les axes du mouvement du bétail Encourager la souscription d’assurance vol de bétail

Elevage Agriculture/ Elevage Elevage Elevage

Commune Commune Commune Commune

Encourager l’identification et le traçage des animaux avec puce électronique

Elevage

Commune

8 000 PM PM 20 000 PM 5 000

4 000 1 000

4 000 20 000 1 000

1 000

1 000

Commun e, Urbanism e, PTF Commun e, Partenair es Commun e, STD Commun e et Eleveurs Commun e, Urbanism e, PTF Commun e

1 000

Commun e

Commun e, Etat PTF Commun e, Etat PTF Commun e, Etat PTF, Associati

Faciliter l’accès aux crédits adaptés à l’élevage Assurer la préservation et la gestion durable des forêts et des ressources forestières

Plaidoyer pour la mise en

place d’un système de

financement des activités pastorales (politique de

Elevage

crédit en termes de

montants, de taux d’intérêt)

Mettre en place un fond destiné au crédit d’élevage

Elevage

Construction et équipement de 8 chambres froides

Elevage

Achat de 8 camions frigorifiques

Elevage

Total Orientation Stratégique 1 :

Commune Commune Commune Commune

40 000 40 000

PM 3291000

143000

914000

911 000

Orientation Stratégique 2 : Valoriser les autres secteurs économiques

Organiser des campagnes de sensibilisation pour réduire les feux de brousse Mettre en place, former et redynamiser des comités de lutte contre les feux de brousse Sensibiliser, informer, éduquer et former les populations sur l’intérêt de la protection de l’environnement Renforcer les structures de gestion et de protection en moyens et équipements adéquats

Foresterie Foresterie Foresterie

Commune Commune Commune

5 000 5 000 5 000

1 000 1 000 1 000

1 000 1 000 1 000

1 000 1 000 1000

Ouvrir 800 km de pare- feux Foresterie Commune PM

Prendre en charge l’entretien du réseau de

Foresterie Commune 10 000 2 000 2 000

2 000

662 000 1 000 1 000 1 000 2 000

on des éleveurs Commun e, partenaire s, Emigres Commun e, PTF, Commun e, Etat 661 000

1 000

Commun e, Etat,

1 000

1 000

2 000

Commun e,

Créer des activités de régénération de la foret dégradé Améliorer les

pare-feu existant au niveau du budget Renforcer la lutte contre les défrichements anarchiques Sensibilisation sur les méfaits de la surexploitation du bois de chauffe et du bois d’œuvre Protéger et réintroduire les espèces endémiques en voie de disparition Mettre en place 800 ha de mise en défends assistée Actualiser, élaborer et mettre en œuvre les plans d’Aménagement et de gestion participatifs (UP, RBF, Forêts Classées et Réserves sylvopatorales) Mettre en service des pépinières communautaires de reboisement du PUDC (04) existantes Créer 24 autres au niveau des points d’eau. Organiser et appuyer chaque année de vastes campagnes de reboisement par des opérations de plantations massive et linéaire Mettre un dispositif de suivi des opérations de reboisement Renforcer l’organisation des

Foresterie Foresterie Foresterie Foresterie Foresterie Foresterie Foresterie Foresterie Foresterie Foresterie

Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune

PM 5 000 8 000 PM 5 000 PM PM 10 000 PM 1 000

1 000 2 500 2 000 1 000

1 000 2 000 2 500 2 000

Partenair e

1 000 2 000

1 000 2 000

1 000 2 000

Commun e, Etat, IDEF, Comite de vigilance Commun auté locale

2 000

2 000

2 000

Commun e, Etat Partenair es Commun e, Etat partenaire s, Emigres, Commun auté locale Commun

conditions d’exploitation des espèces fruitières forestières Renforcer le professionnalis me des artisans

exploitants Former les exploitants sur les bonnes techniques d’exploitation Mettre en place une organisation locale solide Renforcer les capacités techniques et organisationnelles (Création de GIE par corps de métiers) des artisans Favoriser l’inscription des artisans dans le répertoire des métiers

Foresterie Artisanat Artisanat Artisanat

Commune Commune Commune Commune

Faciliter et encourager l’adhésion des artisans à la chambre des métiers

Artisanat Commune

2 000 1 000 3 000

1 000 1 000 3 000

1 000

Promouvoir le développement d’infrastructure d’appui à la production et à la commercialisat ion Renforcer l’offre et les

Ouvrir 01 magasin d’approvisionnement en matières premières Créer une maison de l’outil Privilégier l’expertise locale dans l’attribution de marchés publics Renforcer la couverture électrique

Artisanat Artisanat Artisanat Energie/ Artisanat

Commune Commune Commune Commune

15 000 20 000 PM PM

15 000 20 000

e, partenaire s, IDEF Commun e, PTF, Etat, Chambre des métiers Commun e, Services Techniqu es Commun e, PTF, Etat, Coopérati on Décentrali sée, Emigres Commun e/ Etat,

capacités des artisans

Appuyer à la formation en entreprenariat et création d’entreprises Mettre en place un fonds de promotion de l’artisanat

Artisanat Commune Artisanat Commune

1 000 PM

1 000

Promouvoir la valorisation, la vulgarisation et la commercialisat ion des produits artisanaux Création et valorisation de sites culturelles et touristiques

Favoriser la participation des artisans aux foires des grands centres urbains Créer des espaces d’exposition Organiser un mini foire chaque année dans la commune Mettre en place un foyer socio-culturel Promouvoir le patrimoine culturel, touristique et artistique de la zone Moderniser les sites religieux Plaidoyer pour l’exploitation touristique de la réserve de Katané Valoriser les lieux de cultes

Artisanat Artisanat Artisanat Tourisme/c ulture Tourisme/c ulture Tourisme/c ulture Tourisme/c ulture Tourisme/c

Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune

5 000 PM 10 000 PM PM PM 5 000 PM

1 000 2 000 2 500

1 000 2 000 2 500

PTF, Coopérati on Décentrali sée

1 000 2 000

1 000 2 000

1 000 2 000

Commun e, privé et partenaire Commun e, Etat, PTF, Coopérati on Décentrali sée Commun e, PTF Commun e, Partenair es

et de sites religieux Créer des infrastructures touristiques (Hôtels, campement de chasse)

ulture Tourisme/c Commune PM ulture

Réhabiliter les grands marchés existants dans la Commerce Commune PM commune

Aménager des pistes de

Renforcer et production pour désenclaver Commerce

réhabiliter des certains villages

infrastructures

Loumbol,

marchandes

Redynamiser les marchés hebdomadaires

Loumby

nialbi,

Boulol

Séno

Moderniser le marché permanant

Commerce Loumbol 10 000 10 000

Sensibiliser les populations

sur les dangers

Lutter contre économiques et sanitaires Commerce Commune 1 000

les pratiques des produits de la

commerciales contrebande

illicites

Sensibiliser pour le respect

de la réglementation en

Commerce Commune 1 000 1 000

matière de commerce

Définir et

Appuyer la mise en place

mettre en œuvre une

d’un Bulletin d’informations Commerce Commune PM et de veille économique et

stratégie de commerciale

régulation des Incitation aux structures

prix des

financières financières

Commerce Commune PM

denrées de d’intervenir dans la zone

premières Réaliser ( 8) banques de nécessités céréales Commerce PM

Commun e, Etat, PTF, Emigres Commun e, services technique s Commun e Commun e, Partenair es

Redynamiser le secteur Corriger les disparités d’accès à l’électricité

Favoriser l’implantation de Commerce Commune PM magasins de référence

Total Orientation Stratégique 2 :

128 000 33 500 35 500 32000 12 000

Orientation Stratégique 3: Renforcer le dynamisme des secteurs d’appui à l’économie locale

Renouvèlement du parc automobile

Transport Commune PM

Construire 06 gares routières

Transport

Younoufér é, Fourdou Loumbol Nawre Salalatou Oudalaye

60 000

30 000 20 000 10 000

Redynamiser le cadre d’échange des acteurs Sensibiliser des acteurs au respect de la réglementation Fixer des tarifs selon les itinéraires de façon consensuelle

Transport Transport Transport

Commune Commune Commune

1 000 1 500

1 000

1 500

Etendre le réseau électrique

de la SENELEC dans les

Energie Commune PM

zones desservies

Redynamiser le réseau électrique existant Electrifier par le solaire certains villages excentrés

Energie Commune PM Energie Commune PM

12 000 , Commun e, Service technique , Partenair es Commun auté locale Etat (PUDC), Commun e, Sénélec, Partenair es ASER, Emigres PUDC), Commun e, Sénélec,

Promouvoir les énergies renouvelables

Augmenter les panneaux solaires et réduire les couts d’installations Mettre en place un programme d'énergie solaire pour renforcer le secteur Promouvoir l’utilisation du solaire dans les infrastructures et édifices publique de la commune

Energie Energie Energie

Faciliter l’accès à l’information et à la communication

Installer une station de radio Communautaire Former 8 jeunes sur les métiers de l’information et de la communication Plaidoyer pour l’installation des antennes ORANGE, FREE, HAYOO et Expresso dans toutes les zones

Communic ation Communic ation Télécommu nication

Commune Commune Commune Commune Commune Commune

Accroitre l’accès à l’interne

Installer le réseau ADSL Télécommu dans tous les grands villages nication Commune de la commune

Favoriser l’implantation des structures financières dans la commune

Favoriser l’implantation de Mutuelle d’Epargne dans la commune Créer un environnement de concurrence pour l’accueil de structures de financement Appuyer l’installation de structures

Service Financier

Commune

Système Financier Système Financier

Commune Commune

PM PM PM PM 8 000 PM

4 000

4 000

Partenair es ASER, Emigres Commun e, secteur privée Commun e Commun e, PTF, Opérateur s, émigrés Commun e Commun e, Etat Commun e

Faciliter l’accès aux crédits Promouvoir les caisses d’épargne et de crédit

Former les femmes et les jeunes en entreprenariat et Gestion Mettre en œuvre un programme d’octroi de crédits adaptés aux besoins et capacités des femmes

Microfinanc e

Favoriser la création de caisses d’épargnes et de crédit dans toutes les zones

Système Financier

Total Orientation Stratégique 3 Total Axe 1 :

Commune Commune

10 000 2000 2 000

2 000

2 000 2 000

20 000 10 000 10 000

1 500 1 500

102 000 3518000

18500 195000

43 500 993000

26 000 12 000 969 000 686 000

2 000 675 000

Commun e, PTF, Opérateur s privés Commun e, PTF, Opérateur s privés

AXE 2 : Promotion du Développement Humain Durable

Orientation stratégique 1 : Renforcer les infrastructures sociales de base et les conditions d’offre et d’accès aux soins de santé

Renforcer le cadre d’apprentissag e du développement intégré de la petite enfance

Construire et équiper 04 CTP

Mettre en place des infrastructures et équipements scolaires au niveau primaire

Construire et équiper 25 salles de classe Construire et équiper 15 daaras Construire et équiper 02

Education

Loumbol Gassé Doro Fourdou Younou féré

100 000

25 000

Education Commune

Education Education

Commune Commune

200 000 90 000 160 000

40 000 30 000

40 000 30 000 80 000

25 000

25 000

25 000

Commun e, Etat, PTF, Coopérati on Décentrali sée Emigrés PAQUET, , PAMOD

40 000 40 000 40 000

30 000 80 000

daaras modernes

Construire et équiper une salle informatique dans tous les 3 CEM

Education

Commune

30 000

10 000

20 000

Améliorer la qualité et l’offre éducative

Sensibiliser les parents sur le maintien des enfants à l’école, les mariages et grossesses précoces. Faire le plaidoyer pour augmenter le nombre d’enseignant Achat de manuel pour compléter le gap au primaire Doter tous les écoles de l’internet

Education Education Education Education

Commune Commune Commune Commune

1 000 1 000 20 000

1000 1 000 10 000

10 000

Clôturer les 32 écoles primaires

Education Commune 64 000 24 000 20 000 20 000

Construire les latrines pour 25 écoles

Education Commune 12 500

7 500

5 000

Adduction d’eau pour 33 écoles

Education Commune PM

Commun e/ Etat, PTF, Coopérati on Décentrali sée Emigrés Commun e, Etat, PTF, Directeur s d’écoles, APE, Diaspora, Etat, Commun e, Associati on des émigrés, UNICEF

Doter toutes les écoles de

l’énergie solaire ou

Education Commune PM

électricité

Acquisition de 4385 tables

bancs

réparer environ 1161 table

bancs

Mettre en place des cantines

scolaires dans toutes les

écoles et prendre en charge

le personnel pour

Education Commune PM

faciliter de meilleures

conditions

d’apprentissage aux élèves

Construire 02 CEM

Accroître l’accessibilité à l’enseignement moyen secondaire

Construire un Lycée d’enseignement général Plaidoyer pour les modules électromécaniques (forage) au niveau du CFP de Ranérou

Education

Naouré Woyndou Makam

70 000

Education Commune 80 000

Education Commune PM

Faciliter l’offre Créer au moins 58 classes

et l’accès à d’alphabétisation dans la l’alphabétisatio commune et élaborer un

Education Commune PM

n des femmes programme

35 000 35 000 80 000

Etat, Commun e, Associati on des émigrés,

PAM, UNICEF

Commun e, Etat Partenair es, Emigres, PAISD, Yvelines Commun e, Etat Partenair es, Emigres, PAISD, Yvelines Commun e, Partenair es, Emigres,

Mettre en place un programme postalphabétisation

Education Commune PM

Renforcer la gestion des établissements Renforcer et moderniser les équipements dans les collèges Renforcer les activités de sensibilisation sur la migration et de préservation de l’environnemen t Améliorer l’environnemen t des établissements franco arabe et des daarasC Corriger les disparités et

Renforcer la sécurité au niveau des écoles Redynamiser les comités de gestion des écoles Construire et équiper des salles informatiques et bibliothèques dans les 3 collèges de la commune Mettre en place des activités éducatives sur les changements climatiques Mettre en place des activités éducatives sur la migration Renforcer les moyens des unités d’enseignement arabo coranique Sensibiliser les maitres coraniques pour l’introduction de l’apprentissage des métiers porteurs dans les daaras Construire 4 postes de santé

Education Education Education Education Education Education Education Sante

Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune Kouroukar ane

PM PM 45 000 1 000 2.500 10 000 1 000 140 000

500 500 2 000 500

22 500 500 500 2 000 500 35 000

communa uté locale

22 500

Commun e, Partenair es Commun e Commun e, Etat, PTF, Emigres Commun e, IEF

2 000 35 000

2 000 35 000

2 000 35 000

Commun e/ PTF, PAMOD Commun e/ PTF, PAMOD Commun e, PTF,

renforcer les infrastructures et équipements de santé

Construire 4 cases de santé

Renforcer le plateau technique et le personnel médical des structures sanitaires

Eriger 02 cases de santé de en poste (polarisant plusieurs villages) Doter tous les postes de santé d’ambulances médicalisés pour les évacuations sanitaires Réparer les ambulances de Oudalaye et Salalatou Plaidoyer pour l’affectation de personnel technique complémentaire Appui en médicaments suffisants aux postes de santé

Santé Sante Sante Sante Sante Santé

Ngoyodji Ndendoudy Dow Deyba

Féto Wendou doulo Sinthiou Mamoudou Asré Gassé Diabé et Boulogne séno

40 000 20 000

10 000 10 000

10 000 10 000

Commune 40 000 20 000 20 000

Commune 6 000 Commune PM

3 000

3 000

Commune 25 000 5 000 5 000

10 000 10 000

Associati ons d’émigrés , Ministère de la sante, Coopérati on décentrali sée

5 000

5 000

5 000

Commun e, PTF, Commun e Commun e, Etat PTF, Emigrés

Améliorer la santé maternelle et infantile (SMI) Renforcer les capacités des acteurs de santé à la base

Renforcer la sensibilisation pour l’adhésion des populations aux mutuelles de santé Encourager les accouchements dans les structures de santé Sensibiliser les femmes sur l’importance des visites prénatales Sensibiliser les populations sur l’allaitement maternel exclusif et adéquat à adopter avec les enfants de 0 à 6 mois Offrir à tous les enfants de 0 à 59 mois le paquet minimum d’activités de suivi et promotion de la croissance (suivi vaccinal, suivi de la croissance, déparasitage utilisation des moustiquaires, planning familiale…) Renforcer les capacités des comités de développement sanitaire (CDS) Construire des logements pour le personnel étatique. Assurer la formation technique continue du personnel communautaire Renforcer les stratégies de

Santé Santé Santé Santé Santé Santé Santé Santé Santé

Commune 1 500 Commune PM Commune 1 500 Commune 1 500

Commune 5 000

Commune PM

Commune PM

Commune Commune

5 000 PM

1 500 500 1 000 1 000

1 500 500

Commun e, Etat Commun e Commun e Commun 500 e, Partenair es

1 000 1 500

1 500

1 500

Commun e, MS, CLM, BM, PNDS, autres Partenair es

commune , PTF

1 000

1 000

1 000

1 000

commune , PTF Commun

Renforcer la gouvernance des structures de santé

communication au niveau des postes de sante Appuyer les comités de développement sanitaire (CDS) Mener des activités de reboisement au niveau des postes de santé

Santé Commune

Santé /Environne ment

Commune

PM 4 000

Construire et équiper 08 des centres de renforcement nutritionnel

Nutrition

Renforcer la prise en charge des questions nutritionnelles dans la commune

Sensibiliser les populations pour une alimentation équilibrée Renforcer et motiver le personnel communautaire Mettre en place des centres d’alimentation communautaire (produits alimentaires locaux)

Nutrition Santé Nutrition

Renforcer l’équipement des infrastructures sanitaires

Santé

Sensibilisation sur l’abandon des mutilations génitales

Total Orientation Stratégique 1

Commune PM

Commune 1 500

Commune 5 000 1 000

Commune 4 500 2 000

Commune PM

1 000 1 188 500

1 000 183300

4 000 300 1 000 2 500 438 800

1 000 1 000

261 300 119 300

300 1 000

Commun e, Etat Commun e, Partenair es Commun e, Partenair e, Emigrés Commun e, CLM, ACF Commun e, Etat PTF, Emigrés Commun e, CLM, ACF, autres partenaire s

86 300

Orientation Stratégique 2 : Promouvoir l'accès aux ressources et facteurs de production des groupes vulnérables

Renforcer l’organisation de personnes vivantes avec un handicap

Sensibiliser les populations par rapport à la prise en charge des indigents et des personnes handicapées

Renforcer la prise en charge et l’autonomisatio n des couches vulnérables

Acquérir des appareils et autres matériels pour la mobilité des personnes vivant avec un handicap (Chaises roulantes, béquilles) Appui à l’allègement des travaux et à l’autonomisation des femmes (50 Moulins achetés)

Financer les personnes vivants avec un handicape porteuses de projets

Protection Sociale Protection Sociale Protection Sociale Protection Sociale Protection Sociale

Commune Commune Commune Commune Commune

500 500 10 000 50 000 PM

500 500 10 000

10 000 10 000

10 000 10 000 10 000

Appuyer financièrement la Protection prise en charge sanitaire des Sociale Commune PM talibés et cas sociaux

Promouvoir l’équité et

Appuyer les PV à monter des projets économiques

Protection Commune PM Sociale

l'égalité de

genre

Elaborer et mettre en œuvre Protection Commune PM une stratégie communale de Sociale

Commun e, STD, Partenair es Commun e, STD, ONG, Projets et Program mes, Emigres Commun e, Etat, , Partenair e Commun e, Etat, Partenair e Commun e, Etat, STD, Partenair e Commun e, STD, Partenair es Commun e,

promotion du genre

Affecter des terres aux

organisations féminines pour Protection

la réalisation d'activités

Sociale

économiques

Total Orientation Stratégique 2

Commune

PM 61 000

11000

20 000

10 000 10 000

Partenair es Commun e, 10 000

Orientation Stratégique 3 : Renforcer l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à un cadre de vie saint et adapté

Renforcer la couverture des besoins en eau potable

Construire et équiper d’autres forages dans les zones : 4 zone Dendoudie dow, 2 Nawré, 1 Nbam pouré, 1 Zone Salalatou. (08 forages pastoraux) Finir les deux forages du PUDC en cours à Gassé Diabé et Yawara diéri Terminer le fonçage du forage Densifier les réseaux d’adduction d’eau, augmenter les antennes et abreuvoirs aux niveaux des forages existant.

Hydrauliqu e

1 600 000

PM Sinthiou PM Mamoudou Hydrauliqu Commune 200 000 e

400 000 800 000 400 00 40 000 40 000 40 000 40 000 40 000

Commun e, PTF, Associati on des émigrés PUDC

PADAERI I

Commun e, OFOR, ASUFOR

Construire 8 puits modernes pour suppléer l’absence de forages dans certaines zones

Hydrauliqu e

Commune

Renforcer les capacités des ASUFOR (gestion)

Hydrauliqu Commune e

Renforcer le suivi et

Hydrauliqu Commune

80 000

20 000

20 000

20 000

10 000

10 000

Commun e, PTF

Commun e, Etat, BRH ASUFOR Commun

Réduire la pression du cheptel sur les forages pastoraux Améliorer et renforcer le système de gestion des déchets solides Améliorer le taux d’accès en latrines

l’accompagnement des ASUFOR pour leur autonomie de gestion, le transfert de la gérance et de la maintenance en vue de garantir la pérennité du service d’approvisionnement en eau potable Mettre en place un organe inclusif pour l’étude, la fixation et l’harmonisation du tarif de l’eau ; Former des jeunes dans la gestion et la maintenance des forages Aménager les mares et marigots Mettre en place un système de ramassage des ordures Equiper les villages en matériel de nettoiement et de ramassage des ordures Dérouler des programmes de sensibilisation à l’endroit de la communauté en matière d‘hygiène et d’assainissement Mettre en place un programme de construction de latrines modernes

e Hydrauliqu e Hydrau. Hydrauliqu e Assainisse ment Cadre de vie Assainisse ment Assainisse ment

Commune Commune Commune Commune Commune Commune

500 PM PM PM 10 000 1 500 PM

500 5 000

10 000 5 000

5 000

e, Etat, BRH ASUFOR Commun e, PTF, ASUFOR Commun e, partenaire s Commun e, PTF, DA Commun e, PTF, Emigres Commun e, CD Commun e, Partenair

modernes Développer les réseaux d’assainisseme nt des eaux usées et pluviales

Promouvoir la gestion des boues de vidange et aménager des aires de dépotage Elaborer un plan directeur d’assainissement

Assainisse Commune PM ment

Assainisse Commune ment

3 500

3 500

Aménager des aires de traitement et de valorisation des déchets solides Améliorer la qualité du cadre de vie

Créer un centre de tri contrôlé et recyclage des ordures

Assainisse Commune PM ment

Aménager un dépôt d’ordures ménagères

Assainisse Commune ment

2 000

2 000

Organiser des campagnes Cadre de

de sensibilisation sur la

vie Commune 1 000 500 500

propreté

Sensibiliser les populations

sur les risques liés aux périls fécaux, aux ordures

1 500

5 00

ménagères

Total Orientation Stratégique 3 :

1 899 000

54 000 135 500

Orientation Stratégique 4 : Promouvoir la jeunesse

Renforcer les infrastructures d’accueil des jeunes

Acquérir un plateau sportif multifonctionnel dans la commune Aménager des terrains au niveau de chaque zone Construire et équiper un

Sport Commune 75 000 Jeunesse Commune 25 000

30 000

es Commun e, CD, Partenair es

CM, DRA, ARD,

Partenair es Commun e, DRA, Partenair es

Commun e 500 41 500 26 000 26 000

20 000

15 000

10 000

Etat, Commun e, SRS, Partenair es, Emigrés

15 000 10 000

Faciliter l’insertion économique des jeunes

foyer des jeunes

Accompagner et financer les jeunes porteurs de projets Elaborer et mettre en œuvre des projets pour les jeunes Former 50 jeunes dans la maintenance des forages Former 8 jeunes dans la gérance des forages

Jeunesse/ Emploi Jeunesse/ Emploi Jeunesse/ Emploi Jeunesse/ Emploi

Commune Commune Commune Commune

PM 15 000 2 400

Mettre en place un fonds communal de soutien à l’emploi des jeunes

Jeunesse, Sports, Culture

Commune

20 000

7 500 1 200 5 000

Renforcer les Capacités des jeunes Renforcer l’appui financier des ASC

Renforcer la capacité organisationnel des ASC Sensibiliser les jeunes à prendre plus de responsabilités dans les activités politiques et économique de la commune Former les jeunes sur le management du sport

jeunesse jeunesse sport

Commune Commune Commune

Appuyer et subventionner les ASC

Jeunesse Commune

Total Orientation Stratégique TOTAL AXE 2 :

3 000 2 000 2 000 10 000 2 000 152 400 17700 3 300 900 266 000

7 500 1 200 5 000 1 500 2 000 47 200 641 000

5 000 5 000 1 500 2 000 2 000 42 000 33 500 354 300 188 800

Commun e/Etat PTF, Commun e, Etat

Commun e/Etat PTF, Coopérati on Décentrali sée Emigrés

Commun e, Ministère du sport (SRS), Partenair es

2 000 12 000 134 300

Commun e, Emigres, Partenair es

AXE 3 : Gouvernance locale, participation citoyenne, partenariat et développement durable Orientation Stratégique 1 : Renforcer la gouvernance locale et la participation citoyenne

Renforcer le matériel et les équipements au sein de la mairie Renforcer les capacités institutionnelles et techniques de la collectivité territoriale

Acquérir du mobilier de bureau et matériel informatique pour la mairie Réhabiliter les locaux de la mairie Construire une annexe mairie Construire un lieu de prière dans la mairie Former les élus sur le fonctionnement des collectivités territoriales et sur leur rôles et responsabilités (budget, foncier, la passation de marché….) Mettre en œuvre un programme de formation et de renforcement des capacités sur la maitrise des textes et lois sur la décentralisation et DL Former les élus sur les enjeux de l’acte 3 de la décentralisation Former les acteurs de l’état civil en informatique et sur l’archivage Renforcer la mairie en ressources humaines

Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce

Mairie Mairie Commune Mairie Mairie Commune Mairie

12 000 15 000 15 000 1 000 3 000 1 500 1 500 1 000

12 000 1000 1 500 500 500 1 000

15 000 500 500

15 000 1 500 500 500

Commun e, Etat, partenaire s, ONG 3D Commun e, Etat, PTF

qualifiées

Redynamiser et garantir le

fonctionnement régulier des Gouvernan Commune PM

commissions techniques de

la collectivité territoriale

Commun e, Etat, PTF, PNDL, ARD

Appuyer le développement

institutionnel des

Gouvernan

commissions techniques

ce Commune PM

(cahier de charges, plans de

travail)

Commun e, Service Techniqu e, Partenair es

Mettre en place un Système de Suivi évaluation du développement Communal (Plan Annuel, Matrice de Suivi, Rapports et Modalités de comptes rendus aux populations)

Gouvernan ce

Commune

1 500

1 500

Commun e, Service Techniqu e, Partenair es

Sensibiliser la population sur

la nécessité de payer les

Gouvernan

Améliorer les impôts (réunions dans les

ce Commune 2 500 1 500 500

performances villages, émissions radios…)

financières de

la commune Appuyer le fonctionnement Gouvernan

du Comité de la Fiscalité

ce Commune 2 500 500 500

Locale

Commun

e, Etat,

PTF,

Service

Techniqu

500 Partenair

Prendre en compte des groupes

Sensibiliser les groupes vulnérables sur l’existence des structures d’appui pour

Gouvernan Commune ce

1 500

1 500

Commun e/ Etat

vulnérables et l’amélioration de leurs

PTF,

(jeunes,

conditions de vie

SDAS

femmes,

Appuyer les groupes

Commun

handicapés, vulnérables pour l’acquisition

Commune PM

réfugiés etc.) de pièces d’état civiles

Gouvernan

autés

dans la gouvernance territoriale

(organisation d’audiences ce foraines)

Renforcer les Fonds destinées au secours aux indigènes Mettre en place un Fonds Communal destiné à faciliter l’accès des personnes vulnérables (femmes, handicapés) à des ressources productives adaptées Organiser des ateliers de formations pour les femmes et les jeunes (entreprenariat, plan d’affaires…) Attribuer des terrains aux jeunes et femmes (pour la création de périmètres de cultures, maraichages ….)

Gouvernan ce Gouvernan ce/ Protection sociale Gouvernan ce Gouvernan ce

Commune Commune Commune Commune

6 000 10 000 4 000

2 000 2 000

Renforcer les capacités de négociation et de lobbying des élus et acteurs locaux dans le cadre de la coopération décentralisée

Renforcer le plaidoyer avec l’extérieur Rechercher d’autres partenaires à travers le PDC Former les élus sur la coopération, le partenariat et le plaidoyer Mettre en place un comité de suivi, évaluation des actions de partenariat

Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce/Coopéra tion

Commune Commune Commune Commune

5 000 1 000 1 000

5 000

1 000 1 000 500 1 000

locales 1 000 1 000 1 000 10 000 1 000 Commun e, Coopérati on décentrali sée Commun e, Etat, 500 PTF, Coopérati on décentrali sée

Optimiser la contribution des émigrés au développement territorial Promouvoir l’intercommuna lité (entente intercommunal e, groupements d’intérêt communautair e etc.) Promouvoir le Partenariat Public Privé

Mettre en place un dispositif d'accueil et d'accompagnement des migrants de retour Organiser des rencontres d'échange avec les ressortissants de la commune Orienter la contribution des émigrés sur l’acquisition d’infrastructures économiques Créer une ligne de crédit avec les fonds des émigrés pour aider les GIE et Associations a la création d’activités génératrices de revenues Renforcer les relations et le plaidoyer avec les autres communes Rechercher des centres d’intérêt communs entre CT Mettre en place des cadres de concertation et de mutualisation des actions et signés des conventions de partenariat Déterminer les mécanismes du partenariat public privé, initier des projets dans le cadre du partenariat entre le Conseil Municipal et le

décentralis ée Gouvernan ce/ Migration Gouvernan ce/ Migration Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce/DEL

Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune Commune

2 000 1 000 2 000

1 000 1 000 1 000

1 000

Mairie, Emigres, PTF, Commun auté locale

1 000

Commun e, Etat CT, PTF, PNDL, ARD, AMS, Cons Départ, Commun e, Etat, PTF, PNDL, ARD,

Renforcer la coproduction des acteurs (Inciter les populations à la participation au processus de développement territorial) Renforcer les stratégies de communication pour une meilleure visibilité de la commune

secteur privé

Mettre en place un bureau du Partenariat Public-Privé (PPP) Imprégner les populations sur les activités de la mairie Sensibiliser la population sur l’existence et la mise en œuvre du plan de développement que déroule la mairie Installer un comité de suivi et d’évaluation du processus de développement communal Implanter une radio communautaire pour le partage des informations Construire et équiper d’un centre d’hébergement communal Créer un site web communal

Gouvernan ce/DEL Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce Gouvernan ce

Total Orientation Stratégique 1

Commune commune Commune Commune Commune Commune Commune

PM PM 1 500 1 500

500 92 500

500 13000

18 500

Orientation Stratégique 2 2 : Renforcer la résilience

Renforcer les capacités d’adaptation et les mesures d’atténuation face aux effets des Changements

Elaborer et mettre en œuvre un programme de formation des élus et autres acteurs pour l’identification et l’élaboration de projets d’adaptation aux CC Organiser des campagnes de sensibilisation sur

Gouvernan ce/Environn ement Gouvernan ce/Environn

Commune Commune

1 000 4 500

1000 1 500

25000 30 500 1 500

Secteur privé, Commun e Commun e Commun e, ARD Partenair es, mairie, Etat, Secteur prive 4000

Commun e, PFNAC

1 500

Commun e, Etat,

Climatiques (CC) Sensibiliser les populations dans la Gestion des Ressources Naturelles (GRN)

l’adaptation et les risques

ement

climatiques

Augmenter les activités de Gouvernan

reboisement et suivre

ce/Environn

l’évolution des arbres

ement

Sensibiliser et former les GPF et les jeunes sur le reboisement et le micro jardinage

Gouvernan ce/Environn ement

Organiser des sessions sur

les enjeux de la protection Gouvernan

environnementale et la

ce/Environn

gestion des ressources

ement

naturelles

Renforcer la surveillance par

la redynamisation des comités de surveillance, appui aux eaux et forêts, implication des ASC et

Gouvernan ce/Environn ement

appliquer des sanctions …

Réglementer les carrières de Gouvernan

sable à utiliser (permis

ce/Environn

d’exploitation)

ement

Organiser des causeries au niveau des villages et des émissions radio sur la GRN

Gouvernan ce

Total Orientation Stratégique 2

TOTAL AXE 3 :

TOTAL PLAN D’INVESTISSEMENT LOCAL :

Commune Commune Commune Commune Commune Commune

4 000 5 000 3 000 2 500 PM 5 000 25 000 117 500 5 218 400

2 000

1 000 1 000

1 500

1 000 1 000

7000 20 000 481 000

4500 23000 1 657 000

1 000 1 000

1 500

1 000 1 000

4500 29500 1 352 800

4500 35000 909 800

PFNAC

1 000

Commun e, Eaux et forêts, Partenair es

STD, Commun 500 e, Partenair es

1 000 4500 8500 817 800

Commun e, Partenair es, eaux et forêts

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